Frise chronologique
1642
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1642 (≈ 1642)
Création initiale des Récollets à Briançon.
1702
Autorisation royale d'installation
Autorisation royale d'installation
1702 (≈ 1702)
Déménagement intra-muros et financement royal.
29 mai 1729
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
29 mai 1729 (≈ 1729)
Début de la construction de l’église.
1782
Suppression du couvent
Suppression du couvent
1782 (≈ 1782)
Transfert des biens à l’hôpital.
7 septembre 1978
Classement des façades
Classement des façades
7 septembre 1978 (≈ 1978)
Protection partielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AP 68) : inscription par arrêté du 7 septembre 1978
Personnages clés
| Roi de France (1702) - Commanditaire et financeur |
Octroie 10 000 livres pour la construction. |
| Récollets - Ordre religieux occupant |
Fondateurs et utilisateurs jusqu’en 1782. |
| Saint-Pierre d'Alcantera - Patron de la chapelle |
Vocable donné à l’église en 1729. |
Origine et histoire
Le couvent des Récollets de Briançon fut fondé en 1642, mais ce n’est qu’en 1702 que les religieux obtinrent l’autorisation de s’installer à l’intérieur des remparts de la ville, dans le quartier de Roche. Le roi leur octroya 10 000 livres pour compenser la perte de leurs anciens terrains, réquisitionnés pour les nouvelles fortifications, et financer la construction d’un nouveau couvent et d’une chapelle. La première pierre de l’église, dédiée à Saint-Pierre d’Alcantera, fut posée le 29 mai 1729, marquant le début d’un chantier qui s’inscrivit dans le premier quart du XVIIIe siècle.
L’édifice, de forme allongée et étroite, se compose de deux parties distinctes : un corps de logis divisé en trois sections aux voûtements variés, et une chapelle au plan irrégulier, arrondi aux extrémités, occupant deux étages. La façade nord, seule conservée intacte, présente un portail orné reflétant la structure interne de la chapelle. Les sous-sols, accessibles par la rue Roche, témoignent de l’adaptation du bâtiment à son environnement urbain et militaire.
En 1782, le couvent fut supprimé, et ses biens furent transférés à l’hôpital local, qui les rétrocéda ensuite au roi en échange d’une rente annuelle. Les lieux furent alors convertis en entrepôt de grains pour les troupes, marquant la fin de sa vocation religieuse. Aujourd’hui, seules les façades et toitures, classées en 1978, rappellent ce patrimoine monastique dans le paysage de Briançon.
La localisation du site, bien que documentée (16 rue du Pont d’Asfeld), reste approximative, avec une précision cartographique jugée médiocre (niveau 5/10). Les vestiges architecturaux, comme les voûtes d’arêtes ou le portail décoré, offrent cependant des indices précieux sur les techniques de construction et les usages religieux de l’époque.