Expulsion des religieux 1791 (≈ 1791)
Fin de la vie monastique.
1854
Projet de démolition avorté
Projet de démolition avorté 1854 (≈ 1854)
Risques d’incendie liés aux fourrages.
1943
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1943 (≈ 1943)
Protection de l’église et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église et les restes de l'ancienne abbaye situés au nord de cette église : inscription par arrêté du 2 mars 1943
Personnages clés
Pierre d'Ailly - Évêque de Cambrai
Commanditaire du portail en 1408.
Origine et histoire du Couvent des Récollets
Le couvent des Récollets de Cambrai trouve ses origines en 1266, lorsque les Cordeliers, une communauté monastique, s’y installèrent. Ce premier établissement fut remplacé en 1600 par les Récollets, ordre franciscain réformé. À son apogée au XVIIIe siècle, le couvent abritait une cinquantaine de religieux. Aujourd’hui, il n’en subsiste que la nef de la chapelle, construite en 1303 sous le vocable de la Sainte-Croix et de saint François, ainsi qu’un bâtiment conventuel datant de 1612, autrefois dédié à l’accueil des hôtes et à la porterie.
Le portail de la chapelle, érigé en 1408 par l’évêque Pierre d’Ailly, et le clocher, reconstruit à deux reprises avant de disparaître au XIXe siècle, témoignent des évolutions architecturales du site. Le chœur, ajouté en 1623 dans un style gothique tardif contrastant avec la nef sobre, a aujourd’hui disparu, bien que ses fondations aient été mises au jour par des fouilles archéologiques. Ces vestiges révèlent une superposition de styles, reflétant les transformations du couvent au fil des siècles.
La Révolution française marqua un tournant en 1791, mettant fin à cinq siècles de vie monastique. Les religieux furent expulsés, et le couvent, devenu propriété nationale, fut converti en parc à fourrages militaires, une fonction qu’il conserva jusqu’au XXe siècle. En 1854, un projet de démolition totale fut envisagé en raison des risques d’incendie liés aux stocks de fourrage, mais il fut finalement abandonné. Depuis, le site a été réhabilité et abrite désormais l’école Malraux, offrant un cadre historique à un établissement éducatif moderne.