Classement MH 2013 (≈ 2013)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des bâtiments de l'ancien couvent, avec sa cour, son cloître, sols et sous-sols compris, ainsi que ses parcelles d'assiette, y compris la parcelle AK 381 (ex AK 224) bordant le côté sud du monastère, en totalité (cad. AK 209, 313, 381, 401 à 403) : inscription par arrêté du 26 février 2013
Personnages clés
Cardinal Mazarin - Homme d'État et mécène
Finance le puits en 1662.
Louis XIV - Roi de France
Prie au couvent en 1660.
Évêque de Bayonne - Commanditaire religieux
Invite les récollets en 1611.
Origine et histoire du Couvent des Récollets
Le couvent des Récollets est fondé entre 1611 et 1613 par les frères mineurs récollets sur une presqu’île (alors îlot) entre les ports de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, à l’invitation de l’évêque de Bayonne. Leur mission était d’apaiser les tensions entre les deux paroisses rivales concernant les droits portuaires. Placée sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Paix, cette fondation devient un lieu de résidence pour les évêques en visite pastorale. Le cloître, achevé en 1643 avec ses dix-huit arcades, est agrandi au XVIIIe siècle. Le site accueille des figures historiques comme Mazarin, Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche en 1660, veille de leur mariage à Saint-Jean-de-Luz.
Saccagé en 1791 pendant la Révolution, le couvent perd sa bibliothèque de 1 200 ouvrages et ses moines sont dispersés. Transformé en caserne, prison, puis dépôt de fourrage, une partie de son mobilier (tabernacle, chaire, statue de Notre-Dame-de-la-Paix) est transférée à l’église Saint-Vincent de Ciboure. L’aile sud est démolie en 1820, et les lieux, vendus à l’État en 1821, abritent successivement des logements, la douane, et une usine de salaisons au XXe siècle. Vétuste à la fin des années 1900, le site est racheté par la municipalité en 2008 pour 1,129 million d’euros.
Classé aux monuments historiques en 2013, le couvent est réhabilité en centre culturel. L’ancienne chapelle devient un auditorium, tandis que l’aile ouest doit accueillir un Centre de découverte de l’architecture et du patrimoine (CIAP), dans le cadre du label Ville et Pays d’Art et d’Histoire. Le cloître conserve un puits-citerne offert par Mazarin en 1662, protégé dès 1925, et des fragments de décors peints exceptionnels ont été redécouverts dans l’ancienne bibliothèque.
L’architecture combine une chapelle rectangulaire, une maison des évêques (1675) ouvrant sur le port de Saint-Jean-de-Luz, et un cloître à arcades. Le puits central, surmonté d’un baldaquin à quatre colonnes, était autrefois orné de niches symbolisant des attributs marins et fluviaux. Seul trois côtés du cloître subsistent aujourd’hui, le quatrième ayant été remplacé par un corps de logis moderne.