Fondation du couvent 1230 (≈ 1230)
Fondation du couvent par des moines de l'ordre des Cordeliers.
1602
Arrivée des Récollets
Arrivée des Récollets 1602 (≈ 1602)
Le site est occupé par des Récollets jusqu'à la Révolution.
1791
Occupation militaire
Occupation militaire 1791 (≈ 1791)
L'armée du Rhin s'installe dans le couvent.
1804
Destruction partielle
Destruction partielle 1804 (≈ 1804)
L'église et la quatrième galerie du cloître sont détruites.
1972
Classement historique
Classement historique 1972 (≈ 1972)
Les façades, les toitures et les galeries sont classées monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ainsi que galeries des bâtiments du cloître (cad. 25 253, 254) : classement par arrêté du 23 mars 1972
Personnages clés
Jean Braidy
Personnage dont l'enfeu est agrandi dans le cloître.
Gabriel Sagard
Personnalité liée au cloître.
Jean-Marie Pelt
Fondateur de l'Institut européen d'écologie abrité par le couvent.
Origine et histoire
Le cloître des Récollets est un ancien couvent médiéval situé dans le quartier de l'Ancienne Ville de Metz, en Moselle ; ses bâtiments accueillent aujourd'hui l'Institut européen d'écologie fondé par Jean‑Marie Pelt et les archives municipales de Metz. Fondé en 1230 par des moines de l'ordre des Cordeliers qui s'installèrent sur la colline Sainte‑Croix, le site fut occupé à partir de 1602 par des Récollets jusqu'à la Révolution. L'édifice principal date des XIIIe et XIVe siècles ; la salle capitulaire, le jardin central avec son puits et le cloître en conservent les caractéristiques. Les galeries gothiques et la salle capitulaire sont plafonnées en bois plutôt que voûtées, un procédé courant dans l'architecture civile de la ville où les galeries voûtées sont peu répandues. Des pierres tombales et un gisant sont enchâssés dans les murs du cloître, et d'anciennes colonnes à décors floraux, probablement issues de l'ancienne chapelle, ponctuent les jardins. En 1975, une peinture murale datée des années 1330–1340 représentant l'Annonciation a été découverte dans une niche du mur occidental, puis agrandie pour former l'enfeu de Jean Braidy, mort en 1373. Au XVIIe siècle, l'édifice a été partiellement remanié avec des matériaux réemployés ; la porte donnant sur la rue des Murs, conservée après les travaux des années 1960, illustre l'adoption d'un vocabulaire classique. En 1791 l'armée du Rhin s'est installée dans le couvent, puis l'église et la quatrième galerie du cloître ont été détruites en 1804. Au XIXe siècle, les bâtiments ont accueilli un orphelinat. Depuis 1972 le site abrite l'Institut européen d'écologie et, depuis 2002, les archives municipales de la ville. Les façades, les toitures et les galeries sont classées au titre des monuments historiques depuis le 23 mars 1972. Le cloître présente également une statue et un bas‑relief dans ses galeries, une épitaphe dans le mur, la salle capitulaire à structure entièrement boisée, l'entrée de cette salle sur le cloître, ainsi qu'un porche et une cour où se trouve une ancienne colonnette. Gabriel Sagard figure parmi les personnalités liées au cloître. L'histoire et la mémoire du site sont documentées par des notices et des publications anciennes, et des ressources sont consultables dans la base Mérimée et sur Wikimedia Commons. Parmi les références figurent les travaux d'Ernest de Bouteiller sur des pierres tombales trouvées aux Récollets (Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, 1861) et les notices de Charles‑Henri Burtin relatives aux anciens monastères de Metz (Le Vœu national, 1882‑1883).