Fondation par les Cordeliers 1230 (≈ 1230)
Installation des moines sur la colline Sainte-Croix.
1602
Arrivée des Récollets
Arrivée des Récollets 1602 (≈ 1602)
Remplacement des Cordeliers jusqu’à la Révolution.
1791
Occupation militaire
Occupation militaire 1791 (≈ 1791)
Installation de l’armée du Rhin.
1804
Destruction partielle
Destruction partielle 1804 (≈ 1804)
Église et galerie détruites.
23 mars 1972
Classement monument historique
Classement monument historique 23 mars 1972 (≈ 1972)
Protection des façades et galeries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ainsi que galeries des bâtiments du cloître (cad. 25 253, 254) : classement par arrêté du 23 mars 1972
Personnages clés
Jean Braidy - Personnage inhumé
Enfeu dans le cloître (mort en 1373).
Jean-Marie Pelt - Fondateur de l’Institut d’écologie
Adjoint à la mairie de Metz.
Origine et histoire
Le cloître des Récollets est un ancien couvent médiéval situé dans le quartier de l’Ancienne Ville de Metz, en Moselle. Fondé initialement par des moines de l’ordre des Cordeliers en 1230 sur la colline Sainte-Croix, il fut occupé à partir de 1602 par des Récollets jusqu’à la Révolution française. Les bâtiments actuels, construits aux XIIIe et XIVe siècles, conservent des éléments emblématiques comme la salle capitulaire, le jardin central avec son puits, et le cloître aux galeries gothiques non voûtées, caractéristiques de l’architecture civile messine.
En 1330-1340, une peinture murale représentant l’Annonciation fut découverte dans une niche du mur occidental, agrandie ultérieurement pour former l’enfeu de Jean Braidy, mort en 1373. Le couvent subit des remaniements au XVIIe siècle avec des matériaux réemployés, et sa porte sur la rue des Murs, conservée après les travaux des années 1960, illustre l’adoption d’un style classique. Après la Révolution, l’armée du Rhin y séjournait en 1791, et l’église ainsi que la quatrième galerie furent détruites en 1804.
Au XIXe siècle, les lieux abritèrent un orphelinat. Depuis 1972, le couvent accueille l’Institut européen d’écologie, fondé par Jean-Marie Pelt, adjoint à la mairie de Metz, ainsi que les archives municipales depuis 2002. Les façades, toitures et galeries du cloître sont classées monuments historiques depuis le 23 mars 1972, soulignant leur valeur patrimoniale.
Le site présente également des vestiges funéraires, comme un gisant et des pierres tombales enchâssés dans les murs, ainsi que des colonnes à décors floraux, probablement issues de l’ancienne chapelle, dispersées dans les jardins. Ces éléments témoignent de son riche passé religieux et architectural.