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Couvent des Sœurs de la Sagesse en Charente-Maritime

Couvent des Sœurs de la Sagesse

    12 Rue du Couvent
    17111 Loix

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1703
Fondation de la congrégation
10 août 1775
Échange de terrains par Anne Large
11 avril 1776
Bénédiction de la chapelle
1805
Acquisition d’une nouvelle cloche
1834
Rénovation de la chapelle
1856
Ajout d’une classe communale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Anne Large - Bienfaitrice et fondatrice Échangea des domaines pour créer l’école.
Louis-Marie Grignon de Monfort - Co-fondateur de la congrégation Créa les Filles de la Sagesse en 1703.
Marie-Louise Trichet - Co-fondatrice de la congrégation Associée à la création en 1703.
Louis Bouthillier - Entrepreneur en 1834 Rénova la chapelle du couvent.
Jean-Baptiste Malardier - Maçon-entrepreneur local Intervint sur le couvent en 1844.
Dervieux Bonnin - Entrepreneur en 1856 Ajouta une classe communale.

Origine et histoire

Le couvent des Sœurs de la Sagesse, situé à Loix en Charente-Maritime, fut initialement établi en 1775-1776 grâce à Anne Large. Celle-ci échangea des domaines contre des vignes pour y construire une école de Charité, incluant une chapelle, trois chambres, une salle à manger et une cuisine. La congrégation des Filles de la Sagesse, fondée en 1703 par Louis-Marie Grignon de Monfort et Marie-Louise Trichet, en prit la gestion pour instruire les jeunes filles et soigner les malades. La chapelle fut bénie le 11 avril 1776 sous l’invocation de sainte Anne, marquant le début de son activité éducative et caritative.

Au XIXe siècle, le couvent connut plusieurs extensions et rénovations. En 1805, une nouvelle cloche fut installée, et en 1834, la chapelle fut restaurée par Louis Bouthillier. Une salle d’asile remplaça les écuries au sud, tandis qu’une cour carrée, entourée de chambres, d’une pharmacie et de jardins, structurait l’espace. En 1844, Jean-Baptiste Malardier, entrepreneur local ayant reconstruit l’église Sainte-Catherine, intervint sur le bâtiment. Enfin, en 1856, une classe communale pour filles fut ajoutée au nord, sur décision municipale, sous la direction de l’entrepreneur Dervieux Bonnin.

Le déclin du couvent s’amorça au XXe siècle, parallèle à la baisse démographique de Loix. Fermé progressivement, il devint propriété communale et fut reconverti en salle des fêtes. Aujourd’hui, le bâtiment, situé rue de la Poste, conserve une trace de son passé éducatif et religieux, tout en servant de lieu de rassemblement pour la communauté locale. Son architecture reflète les adaptations successives liées à ses usages variés, de l’enseignement à la vie sociale.

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