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Couvent des Ursulines d'Angers en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Ursulines d'Angers

    Rue des Ursules
    49000 Angers
Propriété de la commune
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
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Couvent des Ursulines dAngers
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Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Couvent des Ursulines dAngers
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1618
Arrivée des Ursulines
1639-1645
Construction de la chapelle
1792
Expulsion des religieuses
1800
Première messe post-Révolution
1935
Classement monument historique
Années 1980
Restauration contemporaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle des Ursulines : inscription par arrêté du 27 novembre 1935

Personnages clés

Henri Arnauld - Évêque d’Angers Consacre la chapelle en 1651.
Pierre Corbineau - Sculpteur lavallois Inspiration du retable des Ursulines.
René Rabault - Fondateur des Compagnons du Masque Organise des manifestations dans la chapelle (1951).

Origine et histoire

La chapelle des Ursulines d’Angers, dite chapelle des Ursules, est l’un des rares édifices religieux du XVIIe siècle encore debout dans la ville. Construite entre 1639 et 1645, elle fut consacrée en 1651 par Henri Arnauld. Son architecture se distingue par une porte d’entrée, chef-d’œuvre de la sculpture Louis XIII, et un retable en marbre polychrome comparable aux œuvres de l’école lavalloise, notamment celles de Pierre Corbineau pour les Ursulines de Château-Gontier. La chapelle s’inscrit dans un ensemble conventuel aujourd’hui partiellement disparu, incluant des hôtels particuliers des XVIe et XVIIe siècles.

Durant la Révolution française, le couvent fut confisqué en 1792 : les religieuses furent expulsées, et la chapelle transformée en magasin militaire. Son mobilier fut en partie vendu à l’église de La Daguenière, où il subsiste encore. En 1797, le couvent fut morcelé et vendu, à l’exception de la chapelle et d’un bâtiment adjacent. La rue des Ursules fut percée en 1799 sur l’emplacement de l’ancien cloître, fragmentant définitivement l’ensemble.

Au XIXe siècle, la chapelle retrouva sa vocation cultuelle : la première messe officiellement autorisée à Angers après la Révolution y fut célébrée en 1800. Les Ursulines réinvestirent les lieux en 1817, mais les lois de laïcisation de 1910 les contraignirent à fermer leur pensionnat. La chapelle, classée monument historique en 1935, servit ensuite de salle de concert, de lieu de culte pour le collège Saint-Julien (1949), et fut restaurée dans les années 1980. Aujourd’hui propriété de la ville, elle est réputée pour son acoustique exceptionnelle.

L’histoire architecturale du couvent révèle une construction progressive : les Ursulines, installées à Angers dès 1618, acquirent successivement des hôtels Renaissance (comme l’hôtel de Goddes, daté de 1575) et firent édifier leur chapelle entre 1639 et 1645. Le cloître et les ailes furent achevés à la fin du XVIIe siècle. Après la Révolution, le site fut démembré par des percées urbaines (rue des Ursules, rue du Mail), et plusieurs bâtiments disparurent au XXe siècle, dont l’hôtel Helyand de la Barre et le chœur des religieuses. Seule la chapelle, restaurée à plusieurs reprises, témoigne encore de ce patrimoine.

La chapelle abrite des éléments remarquables comme le retable de 1651, inspiré des réalisations de Pierre Corbineau, et une porte sculptée emblématique du style Louis XIII. Son mobilier, dispersé en partie, inclut des pièces toujours visibles à La Daguenière. Les restaurations des XIXe et XXe siècles (1894, années 1980) ont préservé son lambris et ses vitraux, tout en adaptant l’édifice à des usages contemporains, comme les concerts. Son inscription aux monuments historiques en 1935 souligna sa valeur patrimoniale, malgré la destruction d’une grande partie du couvent d’origine.

Liens externes