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Couvent des Ursulines de Dinan en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Ursulines de Dinan

    19 Rue de la boulangerie22100 Dinan
Propriété publique
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Couvent des Ursulines de Dinan
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1615
Autorisation épiscopale
1618
Installation des Ursulines
1620
Pose de la première pierre
1638
Construction de la chapelle
1792
Expulsion des Ursulines
1798
Vente comme bien national
1802
Transformation en manufacture
1862
Faillite et morcellement
1987
Classement de la chapelle
1990
Réhabilitation en logements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle (cad. AK 316) : inscription par arrêté du 7 juillet 1987

Personnages clés

Guillaume LeGouverneur - Évêque de Saint-Malo Autorise l’installation des Ursulines en 1615.
Poussin - Maître d’œuvre Conçoit la chapelle et le couvent.
M. Toussaint-Dutertre - Acheteur des biens nationaux Transforme le couvent en manufacture en 1802.
Louis Arretche - Architecte Conçoit la résidence Saint-Charles (1965).

Origine et histoire du Couvent des Ursulines

Le couvent des Ursulines de Dinan, fondé au début du XVIIe siècle, s’installe initialement en 1618 dans une maison proche de la chapelle Saint-Nicolas, avant que sa première pierre ne soit posée en 1620 par l’évêque de Saint-Malo, Guillaume LeGouverneur. Le bâtiment, organisé en quadrilatère avec trois ailes et un cloître, inclut une chapelle construite en 1638 par le maître d’œuvre Poussin, également responsable du couvent des Dominicaines de Dinan. Le site abrite aussi un pensionnat pour jeunes filles pauvres et des jardins s’étendant jusqu’aux remparts.

En 1792, les 34 religieuses sont expulsées lors de la Révolution, et le couvent, vendu comme bien national en 1798, devient une manufacture de toiles à voiles en 1802. Les ateliers occupent les ailes du couvent, tandis que la chapelle sert de bureaux. La manufacture, équipée d’une machine à vapeur, ferme en 1862. Les bâtiments sont alors morcelés et partiellement détruits, notamment lors du percement de la rue Saint-Charles en 1862, divisant l’ancien cloître.

Au XXe siècle, les bâtiments restants (chapelle, aile sud et partie de l’aile ouest) sont préservés. L’aile nord est remplacée par la résidence Saint-Charles dans les années 1960, tandis que les vestiges du couvent sont réhabilités en logements sociaux en 1990 sous le nom de résidence des Ursulines. La chapelle, isolée du reste par le mur oriental du cloître, reste le seul élément classé Monument historique depuis 1987.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours