Fondation de l'ordre 1611 (≈ 1611)
Louis XIII fonde la communauté des Ursulines à Toulouse.
1624
Installation à Grenade
Installation à Grenade 1624 (≈ 1624)
Les Ursulines s'installent à Grenade grâce à un don de Jean Dépuntis.
XVIIe siècle
Construction du couvent
Construction du couvent XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction et agrandissement du couvent tout au long du siècle.
1789
Révolution française
Révolution française 1789 (≈ 1789)
Le couvent devient bien national après la Révolution.
1794
Transformation en hôpital
Transformation en hôpital 1794 (≈ 1794)
L'établissement est transformé en hôpital militaire, modifiant le bâti.
XIXe siècle
Division et vente
Division et vente XIXe siècle (≈ 1865)
Le bâtiment est divisé et racheté par différents propriétaires, entraînant des transformations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades des XVIIe et XIXe siècles sur rue et sur cours avec toitures correspondantes ; les deux plafonds peints et le décor mural du mur Nord-Ouest (cad. C 1838, 1840) : inscription par arrêté du 1er mars 1988
Personnages clés
Louis XIII
Fondateur de la communauté des Ursulines à Toulouse.
Jean Dépuntis
Marchand ayant donné une maison aux Ursulines pour s'installer à Grenade.
Origine et histoire du Couvent des Ursulines
La communauté des Ursulines a été fondée par Louis XIII à Toulouse en 1611. En 1624, les religieuses s'installent à Grenade dans une maison donnée par Jean Dépuntis, marchand, et la construction du couvent commence au début du XVIIe siècle. Elles l'agrandissent tout au long du siècle : en 1640 les Consuls autorisent la vente d'une partie du bâtiment occupée par les bouchers pour permettre la clôture du couvent, tandis qu'en 1646 le Prince Conti autorise la cession du bout de rue jouxtant l'enclos, et un acte de 1649 montre que l'ensemble de l'îlot est alors occupé par le couvent. Plusieurs actes du XVIIIe siècle témoignent de nombreuses réparations de la muraille de l'enclos. Après la Révolution de 1789, l'établissement devient bien national et, en 1794, il est transformé en hôpital militaire, ce qui entraîne des modifications substantielles du bâti. Au XIXe siècle le bâtiment est divisé et racheté par différents propriétaires, générant de nouvelles transformations : la façade sur rue date de cette période. Le corps de bâtiment qui délimite le jardin sur le côté nord conserve des caractéristiques architecturales intéressantes, avec des façades en briques cuites percées de rares ouvertures, des arcades au rez-de-chaussée et des mirandes au dernier étage. À l'intérieur, deux plafonds peints du XVIIe siècle ont été conservés ; ils représentent des enroulements d'acanthe ocre, rouge et noir sur fond gris clair se développant autour de cartouches en médaillons figurant des paysages. À l'étage, dans l'angle nord‑ouest, subsiste un mur peint montrant des silhouettes d'anges entre des treillis de feuillages, attribué à la chapelle de l'ancien couvent.