Frise chronologique
1515
Premier seigneur de La Porte-Calon
Premier seigneur de La Porte-Calon
1515 (≈ 1515)
Olivier Calon cité comme seigneur.
1646
Acquisition par les Ursulines
Acquisition par les Ursulines
1646 (≈ 1646)
Achat du manoir de La Porte-Calon.
1704
Achèvement du couvent
Achèvement du couvent
1704 (≈ 1704)
Corps principal et ailes terminés.
1810
Transformation en école secondaire
Transformation en école secondaire
1810 (≈ 1810)
Géré par la commune de Guérande.
1824
Création du petit séminaire
Création du petit séminaire
1824 (≈ 1824)
Ordonnance de Charles X.
1906
Fermeture du séminaire
Fermeture du séminaire
1906 (≈ 1906)
Loi de séparation Églises-État.
1966
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1966 (≈ 1966)
Fin de l'usage comme séminaire.
2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2001 (≈ 2001)
Protection du patrimoine.
2018-2023
Restauration par François 1er
Restauration par François 1er
2018-2023 (≈ 2021)
Réhabilitation complète du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du manoir de la Porte-Calon, les façades et toitures du petit séminaire et la charpente du XVIIe siècle (cad. BI 39, 43) : inscription par arrêté du 30 mars 2001
Personnages clés
| Olivier Calon - Seigneur de La Porte |
Premier seigneur cité en 1515. |
| Famille Secillon - Ancienne propriétaire |
Lignée bretonne avant 1646. |
| Charles X - Roi de France |
Ordonnance créant le séminaire en 1824. |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines de Guérande est un ancien couvent dont les bâtiments, achevés en 1704, forment un grand corps avec des ailes en retour. Une chapelle du XIXe siècle complète l'ensemble. Situé dans le faubourg Saint-Michel, à 600 mètres de la porte médiévale de la ville, il s'inscrit dans un environnement historique marqué par la proximité de la chapelle Saint-Michel.
Le couvent trouve son origine dans le manoir de la Porte-Calon, dont le nom fait référence à Olivier Calon, premier seigneur connu en 1515. Ce manoir passe ensuite à la famille Secillon, originaire de Vannes, avant d'être acquis en 1646 par les Ursulines. Celles-ci y établissent leur communauté avant de construire le couvent actuel.
À la Révolution, les Ursulines sont expulsées, et le couvent devient un hospice pendant douze ans. En 1810, la commune y installe une école secondaire, mais le transfère à l'évêché en 1823 pour des raisons budgétaires. Par ordonnance de Charles X, le site devient un petit séminaire diocésain en 1824, fonction qu'il conserve jusqu'en 1906, date de sa fermeture après la loi de séparation des Églises et de l'État.
Durant la Première Guerre mondiale, le couvent accueille des ressortissants allemands et austro-hongrois. Il redevient brièvement un séminaire en 1922, avant de fermer définitivement en 1966. Inscrit aux monuments historiques en 2001, il est racheté en 2018 par le groupe François 1er, qui mène des travaux de restauration jusqu'en 2023.