Frise chronologique
1644
Début de la construction
Début de la construction
1644 (≈ 1644)
Fondation du couvent des Ursulines.
1655-1659
Séjour de Madame Guyon
Séjour de Madame Guyon
1655-1659 (≈ 1657)
Inspiratrice du quiétisme au couvent.
1926-1932
Nouvelle façade par Philippon
Nouvelle façade par Philippon
1926-1932 (≈ 1929)
Style éclectique brique et pierre.
1993
Fin de l'usage hospitalier
Fin de l'usage hospitalier
1993 (≈ 1993)
Fermeture définitive de l'hôpital.
11 avril 1994
Protection partielle
Protection partielle
11 avril 1994 (≈ 1994)
Inscription des éléments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cour du cloître et les deux niveaux superposés de galeries ; façades et toitures des trois bâtiments anciens en U entourant le cloître ; les trois escaliers intérieurs à volées droites et balustres tournés placés chacun dans l'une des ailes ; façades et toitures du bâtiment d'entrée sur la rue Jean-Jaurès construit par l'architecte Philippon (cad. AO 296) : inscription par arrêté du 11 avril 1994
Personnages clés
| Madame Guyon - Figure religieuse |
Séjourna au couvent (1655-1659). |
| Philippon - Architecte |
Conçut la façade (1926-1932). |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines de Montargis a été construit à partir de 1644, au milieu du XVIIe siècle. Il a conservé une partie de ses bâtiments d'origine, intégrés parmi des constructions plus récentes. Le site est marqué par le séjour de Madame Guyon, figure du quiétisme, entre 1655 et 1659. Pendant la Révolution, le couvent fut réaffecté en Hôtel-Dieu, puis servit d'hôpital jusqu'en 1993, subissant d'importantes modifications architecturales.
Aujourd'hui, il ne reste que trois ailes en U entourant un cloître à deux niveaux de galeries, dépourvu d'ornements. Les galeries hautes sont soutenues par des colonnes de fonte, tandis que les intérieurs, largement remaniés, conservent trois escaliers d'origine avec des balustres en bois tourné. Une nouvelle façade, construite entre 1926 et 1932 par l'architecte Philippon, présente un style éclectique mêlant brique et pierre.
Le couvent a été partiellement protégé par un arrêté du 11 avril 1994, couvrant notamment la cour du cloître, les galeries, les façades des bâtiments anciens, et les escaliers intérieurs. Après la Seconde Guerre mondiale, de nouveaux bâtiments ont été ajoutés, complétant l'ensemble architectural. Le site est aujourd'hui la propriété d'un établissement public.
L'accès principal se fait par un porche orné de mosaïques, sous un pavillon central. Les transformations successives ont effacé une grande partie de l'aspect originel, mais le cloître et certains éléments architecturaux témoignent encore de son histoire religieuse et hospitalière.