Fondation du monastère 1357 (≈ 1357)
Un monastère est fondé par les religieuses de Sainte-Catherine et Saint-Gilles.
1641
Arrivée des Ursulines
Arrivée des Ursulines 1641 (≈ 1641)
Six ursulines venues de Pézenas s'installent et achètent le terrain.
1647
Début des travaux
Début des travaux 1647 (≈ 1647)
Début de la construction du couvent des Ursulines.
1660
Reprise des travaux
Reprise des travaux 1660 (≈ 1660)
La construction reprend selon les plans de Jean Bonnassier.
1785-1789
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1785-1789 (≈ 1787)
Louis Roussel reconstruit et décore la chapelle en marbre.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Le couvent est vendu comme bien national pendant la Révolution.
1805-1834
Transformation en prison
Transformation en prison 1805-1834 (≈ 1820)
Construction de la maison centrale de détention avec une rotonde.
1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1991 (≈ 1991)
Les façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades et des toitures (cad. HP 127) : inscription par arrêté du 11 juin 1991
Personnages clés
Jean Bonnassier
Architecte ayant fourni les plans du couvent au XVIIe siècle.
Louis Roussel
Ingénieur ayant reconstruit la chapelle et remodelé l'aile sud.
Jacques Roussel
Ingénieur ayant participé à la transformation en prison au XIXe siècle.
Origine et histoire du Couvent des Ursulines
Le couvent des Ursulines, implanté rue Sainte-Ursule à Montpellier, est un édifice du XVIIe siècle transformé au XIXe siècle en établissement pénitentiaire ; il est inscrit aux monuments historiques et abrite aujourd’hui le siège du Centre chorégraphique national de Montpellier. Le site occupe l’emplacement d’un ancien monastère fondé par les religieuses de Sainte-Catherine et Saint-Gilles en 1357. En 1641, six ursulines venues de Pézenas s’installent et achètent à la même date le terrain aux visitandines. Les travaux démarrent vers 1647, se poursuivent par acquisitions d’immeubles entre 1647 et 1653, puis sont interrompus en 1652. La construction reprend en 1660 selon des projets fournis par Jean Bonnassier, auquel on attribue le parti général de l’édifice, et se poursuit jusqu’en 1682 ; les ailes nord et ouest ainsi qu’une partie de l’élévation de l’aile sud datent de cette période. Entre 1785 et 1789, l’ingénieur Louis Roussel entreprend la reconstruction et la décoration en marbre de la chapelle et fait remodeler l’aile sud pour en faire une infirmerie. L’édifice est vendu comme bien national en 1792. Selon les sources, l’ingénieur Louis ou Jacques Roussel fait ensuite édifier, entre 1805 et 1834 (voire 1844 selon d’autres mentions), la maison centrale de détention comprenant une rotonde abritant des cellules collectives desservies par des latrines extérieures en tourelles saillantes ; le plan de cette rotonde semble dériver des projets de prisons circulaires des dernières décennies du XVIIIe siècle. À l’ouest, une construction en hémicycle est ajoutée pour le quartier des hommes, tandis que l’ancien couvent est affecté aux détenues. Utilisé successivement comme prison pendant la Révolution, caserne, puis prison pour femmes de 1825 à 1934, le site sert également de prison militaire pendant l’Occupation, la Gestapo y occupant notamment des locaux pour interrogatoires et rétentions. Après la guerre, il reprend une fonction de caserne, dite caserne Grossetti, abritant un bureau d’information de l’armée de l’air jusqu’en 1986. La commune de Montpellier engage l’acquisition du site à la fin des années 1980 : la ville annonce son intention en 1980, l’armée quitte les lieux en 1986 et la municipalité occupe le bâtiment par convention, l’acte définitif d’achat étant signé deux ans plus tard. Menacé de démolition, l’ensemble est finalement conservé et l’ensemble des façades et toitures donnant sur le boulevard Louis-Blanc, la rue de l’Université, la rue des Écoles-Laïques et la rue Sainte-Ursule est inscrit au titre des monuments historiques le 11 juin 1991.