Fermeture du cloître Début du XXe siècle (≈ 2004)
Le cloître est fermé par des vitres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures des quatre corps de bâtiment formant le quadrilatère conventuel, y compris les deux passerelles établies sur l'élévation est de l'aile est, de l'ensemble du cloître qu'il contient, y compris la galerie haute de l'aile nord, de l'église, des deux ailes en retour d'équerre à l'ouest formant la cour d'entrée et la cour Sainte-Angèle (à l'exclusion du bâtiment appelé l'Externat placé dans l'extrémité ouest de l'aile parallèle à l'église) , du tour d'exposition contenu dans l'ancienne sacristie de l'aile sud, des sols des cours et des jardins et des murs de clôture (cad. AV 60, 224) : inscription par arrêté du 5 juillet 2002 - L'ensemble du décor du choeur des religieuses et de sa tribune, à savoir les deux registes de panneaux de lambris moulurés et peints qui recouvrent les élévations et les plafonds, les stalles et la chaire de la prieure, ainsi que l'étage au dessus du choeur, actuel musée de la communauté (cad. AV 224) : classement par arrêté du 12 mars 2004
Personnages clés
Jean-Baptiste Querinec
Architecte responsable de la rénovation de l'aile ouest en 1856.
Origine et histoire du Couvent des Ursulines
Le couvent occupe l'emplacement d'une ancienne carrière, ce qui explique certaines dispositions architecturales, tant intérieures qu'extérieures. En 1638 fut proposée la fondation d'une communauté destinée à instruire les jeunes filles de la ville, menée par quelques religieuses de la communauté de Tréguier. L'aile est a été achevée dans les années 1680. Le site comprend des jardins et des vergers. Les bâtiments forment un quadrilatère autour d’un cloître couvert en appentis, fermé par des vitres au début du XXe siècle. Toutes les ailes présentent des lucarnes en bois, passantes ou à fenêtres pendantes, insérées entre des lucarnes de pierre à fronton triangulaire du XVIIe siècle lors de l'aménagement des combles au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour y créer de nouveaux dortoirs. L'aile ouest a été reprise en 1856 par l'architecte Jean-Baptiste Querinec. Dans l'aile sud, une ancienne sacristie conserve un tour d'exposition d'enfants composé d'un tambour en bois, d'une porte à guichet en fer forgé et d'une cloche d'appel. L'église, de plan rectangulaire, comprend au sud la chapelle Saint-Joseph formant un faux transept et, au nord, le chœur des religieuses. Une galerie couverte relie le chœur à la partie basse de l'église. Le chœur a conservé l'ensemble de son décor d'origine, notamment deux rangées de stalles sculptées et la chaire de la prieure. Les élévations sont revêtues de lambris disposés en deux registres — panneaux moulurés surmontés de lambris peints — décor sans doute réalisé à la fin du XVIIe siècle; le programme iconographique des panneaux latéraux traite de la vie terrestre du Christ, de la Passion et de la vie des saints vénérés par l'ordre, tandis que le plafond représente la Trinité en quinze panneaux autour d'un grand ovale central figurant Dieu le Père et la cour céleste.