Frise chronologique
1621
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1621 (≈ 1621)
Installation des Ursulines à Quimper.
1623
Construction du premier bâtiment
Construction du premier bâtiment
1623 (≈ 1623)
Bâtiment en équerre érigé.
1627
Acquisition de la chapelle
Acquisition de la chapelle
1627 (≈ 1627)
Chapelle du Paradis cédée.
1760
Début du second bâtiment
Début du second bâtiment
1760 (≈ 1760)
Quadrilatère inachevé, ailes est/sud terminées.
1792
Incendie de la chapelle
Incendie de la chapelle
1792 (≈ 1792)
Destruction par le feu.
1794
Expulsion des religieuses
Expulsion des religieuses
1794 (≈ 1794)
41 Ursulines chassées.
1808
Transformation en caserne
Transformation en caserne
1808 (≈ 1808)
Aile sud devient caserne militaire.
1987
Classement monument historique
Classement monument historique
1987 (≈ 1987)
Façades et éléments intérieurs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier et mur intérieur (cad. BN 326) : inscription par arrêté du 12 mars 1987
Personnages clés
| Veuve du seigneur de Kernabrest - Fondatrice |
Initiatrice de l’installation en 1621. |
| Perrette de Bermond - Fondatrice |
Venue de Moulins, co-initiatrice. |
| Marquis de Rosmadec - Bienfaiteur |
Donne des terres en 1628. |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines de Quimper, fondé en 1621 sous l’impulsion de la veuve du seigneur de Kernabrest et de Perrette de Bermond, s’implante initialement hors des remparts de la ville, sur la « Terre-au-Duc ». Dès 1623, un premier bâtiment en équerre est érigé, complété en 1627 par la chapelle du Paradis, cédée par la paroisse Saint-Mathieu. Le marquis de Rosmadec soutient leur installation en 1628 par un acte de fondation. Le couvent se développe grâce à un pensionnat et une école pour jeunes filles, respectant la clôture religieuse tout en adhérant à la province de Paris, dédiée à l’instruction. L’enseignement, majoritairement religieux, inclut aussi lecture, écriture et mathématiques.
En 1760, la construction d’un second bâtiment en quadrilatère commence, mais seules les ailes est et sud sont achevées. La Révolution marque un tournant : en 1790, les biens de l’Église sont confisqués, et en 1792, la chapelle du Paradis est détruite par un incendie. L’aile sud, future bibliothèque, devient une prison militaire en 1793, tandis que les 41 religieuses sont expulsées en 1794. Les bâtiments sont réaffectés en tribunal, caserne de vétérans (1808), puis caserne active. Un nouveau bâtiment est ajouté en 1862 pour les exercices militaires. Le site, partiellement classé en 1987, abrite aujourd’hui la médiathèque Alain Gérard.
Situé entre le centre historique de Quimper et le centre culturel, le couvent se distingue par son architecture sobre, contrastant avec les petites maisons environnantes. Proche de la cathédrale Saint-Corentin, il illustre l’urbanisme ancien de la ville. Son histoire reflète les bouleversements politiques et sociaux, passant de lieu d’éducation religieuse à espace militaire, avant de devenir un équipement culturel moderne. Les halles Saint-Mathieu, construites en 1937, remplacent l’ancienne prison, marquant une nouvelle étape dans la transformation du quartier.