Frise chronologique
1652
Arrivée des Ursulines
Arrivée des Ursulines
1652 (≈ 1652)
Installation en basse-ville avec lettres patentes.
1665
Acquisition du Bel-Air
Acquisition du Bel-Air
1665 (≈ 1665)
Déménagement en haute-ville après incendie.
1667–1674
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1667–1674 (≈ 1671)
Financée par les familles Penfeunteunyo et Lohéac.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Transformé en caserne et prison.
1905
Expulsion des Ursulines
Expulsion des Ursulines
1905 (≈ 1905)
Loi de séparation Églises/État.
1946
Devenir collège Jules Ferry
Devenir collège Jules Ferry
1946 (≈ 1946)
Affection à l’enseignement public.
1996
Chapelle en espace d’expositions
Chapelle en espace d’expositions
1996 (≈ 1996)
Première exposition : Pierre Tal Coat.
2003
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2003 (≈ 2003)
Ajout d’une verrière et bâtiment contemporain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle ; porte monumentale (cad. AS 42) : inscription par arrêté du 21 mai 1927 ; Bâtiments conventuels du 17s (cad. AS 42) : inscription par arrêté du 14 mai 1986
Personnages clés
| Louis XIV - Roi de France |
Accorde lettres patentes en 1652. |
| Mgr du Louët - Évêque de Cornouaille |
Appuie l’installation des Ursulines. |
| Claude de Kerouartz - Propriétaire terrien |
Cède le domaine du Bel-Air. |
| Jean-François Mancel - Maire de Quimperlé |
Rachète le couvent en 1800. |
| Joseph Bigot - Architecte diocésain |
Conçoit l’aile sud en 1865. |
| Alain Pennec - Adjoint à la culture |
Initiateur des expositions en 1996. |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines de Quimperlé, fondé au XVIIe siècle, s’installe d’abord en basse-ville en 1652 grâce à des lettres patentes de Louis XIV et l’appui de l’évêque de Cornouaille, Mgr du Louët. Après un incendie, les religieuses déménagent en haute-ville en 1665 sur le domaine du Bel-Air, acquis par Claude de Kerouartz. La construction de la chapelle (1667–1674), financée par les familles Penfeunteunyo et Lohéac, coûte plus de 60 500 livres. Les bâtiments conventuels, reconstruits après un nouvel incendie en 1683, s’étendent progressivement avec l’ajout d’un cloître, d’un réfectoire et de dortoirs en 1720, pour un coût de 37 000 livres.
Durant la Révolution française, le couvent est confisqué en 1793 et transformé en caserne, hôpital militaire et prison pour les Ursulines, libérées après la chute de Robespierre. Rachété en 1800 par le maire Jean-François Mancel, il est restitué aux religieuses. Au XIXe siècle, des agrandissements majeurs sont réalisés : cloître vitré en 1846, voûtes factices en 1856, aile sud en 1865 (architecte Joseph Bigot), et aile sud-est en 1888. La dernière extension date de 1895 avec une aile est.
La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État entraîne l’expulsion des Ursulines en 1907. Le couvent devient une école pour filles, puis un collège public (Jules Ferry) en 1946. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert de caserne à l’occupation allemande, avec des résistants torturés dans ses sous-sols. Après-guerre, la chapelle, utilisée comme gymnase, est convertie en 1996 en espace d’expositions d’art moderne, tandis que le reste des bâtiments abrite toujours le collège.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1927 (chapelle et porte monumentale) et 1986 (bâtiments conventuels), le site bénéficie de rénovations majeures en 2003, incluant une verrière et un bâtiment contemporain pour la restauration scolaire. Aujourd’hui, le collège accueille 400 élèves, et la chapelle, gérée par la mairie, propose des expositions attractives (ex. : Yann Kersalé en 2017 avec 14 000 visiteurs).