Frise chronologique
1618
Installation des ursulines
Installation des ursulines
1618 (≈ 1618)
Fondation initiale pour éduquer les jeunes filles.
13 mai 1700
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
13 mai 1700 (≈ 1700)
Bénie par Ligier, directeur spirituel.
1700 (1er quart XVIIIe)
Construction du couvent actuel
Construction du couvent actuel
1700 (1er quart XVIIIe) (≈ 1700)
Bâtiment en « U » avec pensionnat.
7 août 1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
7 août 1987 (≈ 1987)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, y compris la galerie Nord ; toiture ; cheminée des anciennes cuisines au rez-de-chaussée ; trois escaliers (cad. AH 130, 131) : inscription par arrêté du 7 août 1987
Personnages clés
| Ligier - Directeur spirituel |
A béni la première pierre en 1700. |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines de Saint-Hippolyte est un édifice religieux construit au 1er quart du XVIIIe siècle, plus précisément à partir de 1700, comme en témoigne la pierre fondatrice bénie le 13 mai 1700 par le directeur spirituel Ligier. Situé au cœur du village, en bordure du Doubs, il fut érigé pour remplacer un premier établissement fondé en 1618 par des sœurs ursulines venues éduquer et soutenir la population locale, notamment les jeunes filles via un pensionnat. Son architecture en « U », avec une galerie ouverte côté nord et une cour intérieure, reflète son usage communautaire et pédagogique.
À la Révolution française, les ursulines quittent les lieux, et le couvent est réaffecté en sous-préfecture, puis en gendarmerie et enfin en école. Classé Monument Historique depuis le 7 août 1987, il conserve des éléments protégés comme ses façades, sa toiture, une cheminée des anciennes cuisines et trois escaliers. Aujourd’hui propriété du département du Doubs, son histoire illustre l’évolution des bâtiments religieux en espaces publics après la sécularisation.
La dédicace gravée sur un mur (« Cy dessous a este pose la premiere pierre le 13 may 1700... ») atteste de son origine spirituelle et éducative. Le site, bien que partiellement modifié, reste un témoignage de l’architecture religieuse franc-comtoise du XVIIIe siècle, marqué par son intégration au tissu urbain et son rôle social auprès des femmes de la région.