Fondation du couvent 1619 (≈ 1619)
Création par les Ursulines dans le parc.
1625
Installation définitive
Installation définitive 1625 (≈ 1625)
Achat des terrains et début des constructions.
1654-1658
Construction de l'église Notre-Dame
Construction de l'église Notre-Dame 1654-1658 (≈ 1656)
Pose de la première pierre en 1654.
1798
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1798 (≈ 1798)
Destructions partielles après la Révolution.
1848
Chapelle Immaculée-Conception
Chapelle Immaculée-Conception 1848 (≈ 1848)
Construction par Gustave Guérin et vitraux.
1941
Classement monument historique
Classement monument historique 1941 (≈ 1941)
Protection des façades et chapelle Saint-Michel.
1981
Reconversion en conservatoire
Reconversion en conservatoire 1981 (≈ 1981)
Nouvelle vocation culturelle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle Saint-Joseph et les façades de la chapelle Saint-Michel (cad. CK 390) : inscription par arrêté du 15 décembre 1941
Personnages clés
Gustave Guérin - Architecte
Conçut la chapelle en 1848.
Julien Léopold Lobin - Maître-verrier
Réalisa les vitraux en 1848.
Origine et histoire du Couvent des Ursulines
Le couvent des Ursulines de Tours fut fondé en 1619 et établi en 1625 dans le parc de la Petite Bourdaisière, un domaine incluant un logis en brique et pierre doté d’une tourelle d’escalier polygonale. Avant sa construction définitive, les religieuses occupèrent temporairement, à partir de 1626, un hôtel situé rue du Cygne. Ce couvent, typique de l’architecture religieuse du XVIIe siècle, intégrait une chapelle Saint-Michel, une église Notre-Dame-de-l’Assomption (dont la première pierre fut posée en 1654 et consacrée en 1658), ainsi que des bâtiments conventuels organisés autour d’une cour.
Vendu comme bien national en 1798, le couvent subit d’importantes destructions : l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, une aile est et une partie de la chapelle Saint-Michel disparurent. Au XIXe siècle, le site devint un petit séminaire (1835-1906), puis un établissement scolaire. En 1848, l’architecte Gustave Guérin y construisit la chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception, ornée de vitraux par Julien Léopold Lobin. Les remaniements se poursuivirent jusqu’à la fin du siècle, avec la reconstruction partielle de l’aile est et l’ajout d’un pavillon ouest.
Classé monument historique en 1941 pour ses façades et la chapelle Saint-Michel, le couvent perdit cependant plusieurs éléments clés : la chapelle Saint-Joseph (détruite en 1948 puis reconstruite en 1986) et la chapelle de la Sainte-Trinité (rasée au XXe siècle). Depuis 1981, le site abrite le conservatoire à rayonnement régional de Tours, après une restauration générale menée en 1980. La grille de chœur, provenant du couvent des Ursulines de Montauban, fut réinstallée lors des travaux des années 1960.
Le logis de la Petite Bourdaisière, intégré au couvent, avait initialement abrité une manufacture de tapisserie avant son acquisition par les Ursulines. Ce bâtiment, ainsi que les deux pavillons subsistants, témoignent aujourd’hui de l’histoire mouvementée du lieu, entre vocation religieuse, éducative et culturelle. L’adresse actuelle, 17 rue des Ursulines, correspond à l’emplacement historique du couvent, en contrebas de la cathédrale Saint-Gatien.