Installation des Ursulines 1615 (≈ 1615)
Première maison louée par Anne de Xainctonge.
1632
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1632 (≈ 1632)
Début des travaux religieux.
1680-1683
Édification du couvent
Édification du couvent 1680-1683 (≈ 1682)
Travaux menés par Amoudru et Chappuis.
1695
Déplacement du mur d’enceinte
Déplacement du mur d’enceinte 1695 (≈ 1695)
Création d’un jardin pour le couvent.
1716
Extensions éducatives
Extensions éducatives 1716 (≈ 1716)
Achats d’une écurie et construction de classes.
1790 (Rvolution)
Fermeture et vente
Fermeture et vente 1790 (Rvolution) (≈ 1790)
Devenu bien national, puis prison.
1834
Ouverture de l’École normale
Ouverture de l’École normale 1834 (≈ 1834)
Réutilisation des bâtiments sud.
1981
Transfert du musée
Transfert du musée 1981 (≈ 1981)
Installation du musée municipal.
21 décembre 1992
Classement partiel
Classement partiel 21 décembre 1992 (≈ 1992)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments C, A2, G et E (cf plan annexé à l'arrêté) ; escalier hors-oeuvre H ; bâtiment D, à l'exception des appartements à l'Est et des galeries extérieures dans la cour à l'Ouest (cad. B 73) : inscription par arrêté du 21 décembre 1992
Personnages clés
Anne de Xainctonge - Fondatrice locale des Ursulines
Initiatrice de l’implantation en 1615.
Nicolas Amoudru - Maçon savoyard
Co-constructeur du couvent (1680-1683).
Nicolas Chappuis - Maçon savoyard
Co-constructeur du couvent (1680-1683).
Origine et histoire du Couvent des Ursulines
Le couvent des Ursulines de Vesoul, fondé au début du XVIIe siècle, s’inscrit dans l’expansion de l’ordre de Sainte-Ursule en Franche-Comté. Les religieuses, dirigées initialement par Anne de Xainctonge, s’installent d’abord dans une maison louée en 1615 avant d’entreprendre la construction d’une chapelle à partir de 1632. Le couvent actuel, édifié entre 1680 et 1683 par les maçons savoyards Nicolas Amoudru et Nicolas Chappuis, s’organise autour d’une cour intérieure, avec un porche Renaissance donnant sur la rue des Ursulines. Les ursulines aménagent progressivement le site, déplaçant même le mur d’enceinte de la ville en 1695 pour créer un jardin, puis ajoutant une écurie et un bâtiment scolaire en 1716.
La Révolution française marque un tournant : le couvent est fermé, vendu comme bien national, et reconverti en archives départementales, puis en prison de 1808 à 1835. Au XIXe siècle, il accueille une École normale et un théâtre municipal dans l’ancienne église, tandis que les archives quittent les lieux vers 1850. Malgré la destruction de certains aménagements intérieurs, les façades et volumes conservent leur aspect du XVIIIe siècle. En 1981, le musée municipal d’archéologie et des beaux-arts (devenu musée Jean-Léon-Gérôme) y est transféré, et une partie des bâtiments est classée monument historique en 1992.
L’architecture du couvent, sobre et fonctionnelle, reflète sa double vocation religieuse et éducative. La cour intérieure, cœur de l’édifice, sert aujourd’hui de cadre à des concerts estivaux. Le porche d’entrée, orné de niches Renaissance, et l’escalier de l’avant-cour témoignent du savoir-faire des artisans savoyards. Bien que l’église et certaines parties aient été modifiées, l’ensemble reste un exemple remarquable du patrimoine conventuel franc-comtois, mêlant histoire religieuse, scolaire et culturelle.