Frise chronologique
1618
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1618 (≈ 1618)
Installation des Ursulines au Malzieu-Ville.
1642
Construction contre les remparts
Construction contre les remparts
1642 (≈ 1642)
Édification du couvent adjacent à la tour Talher.
1792
Fermeture du couvent
Fermeture du couvent
1792 (≈ 1792)
Fin de l’activité éducative des Ursulines.
1963
Classement monument historique
Classement monument historique
1963 (≈ 1963)
Protection des façades et remparts attenants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la maison faisant partie de l'ancien couvent ; remparts attenants avec leur tour ronde (cad. A 86, 90, 541, 722) : inscription par arrêté du 7 février 1963
Personnages clés
| Abbé Gibelin - Historien local |
Mentionne la réquisition révolutionnaire du couvent. |
Origine et histoire
Le couvent des Ursulines du Malzieu-Ville, édifié entre les XVe et XVIe siècles, s’appuie contre les remparts médiévaux de la ville. Sa construction mêle moellons de granite et de grès, avec des encadrements de baies en granite porphyroïde. Le bâtiment, partiellement remanié au XVIIe siècle, conserve des éléments originaux comme des croisées moulurées et une tour d’escalier intégrant des remplois architecturaux (colonne ionique, blocs sculptés). À l’intérieur, les plafonds à la française et les peintures murales des cellules – réalisées par les sœurs au XVIIe siècle – représentent des motifs religieux et floraux, dont une Vierge et une sainte Madeleine en méditation.
Fondé en 1618 par les Ursulines, le couvent fonctionna jusqu’en 1792, offrant un enseignement réputé aux jeunes filles de la région. Sous la Révolution, il servit de prison avant d’être restauré au XXe siècle. Aujourd’hui, le musée municipal y expose une collection permanente d’art sacré (objets liturgiques, tenues religieuses) et des expositions temporaires. Le site inclut aussi un mur de clôture du XVIIe siècle, un puits, et des vestiges du chemin de ronde médiéval intégré aux fondations.
Classé monument historique en 1963 pour ses façades, toitures et remparts attenants, l’édifice illustre l’adaptation d’une architecture conventuelle à un contexte urbain fortifié. Les restaurations récentes ont mis en valeur les peintures de la cellule d’ursuline, tandis que la symétrie extérieure et l’alignement des fenêtres croisées témoignent d’une harmonie architecturale caractéristique. La tour ronde adjacente, percée d’archères, rappelle l’intégration du couvent dans le système défensif de la ville.
Le couvent conserve également des traces des réfections du XXe siècle, comme les baies percées côté est ou la reprise des niveaux inférieurs. Les murs en moellons réguliers, les congés retournés des portes, et les moulures des croisées reflètent les techniques constructives des XVIIe et XVIIIe siècles. L’ensemble, géré par la mairie et des bénévoles, reste un exemple remarquable du patrimoine religieux et éducatif de la Lozère.