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Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim

    41 Rue du Couvent
    67870 Bischoffsheim
Propriété d'une société privée
Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim : Chemin de Croix - Vue partielle
Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim
Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim
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Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1505
Première mention écrite
1618–1648
Guerre de Trente Ans
1663
Confiance aux Récollets-Franciscains
1717
Construction de la nef et d’un hospice
1732
Érection du chemin de croix
1775
Agrandissement de l’hospice
1792
Chute sous la Révolution
1821
Rachat par les Rédemptoristes
1873
Kulturkampf
1957–1959
Restauration majeure
1965
Classement du chœur
1980
Classement de la Pietà
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Choeur de l'église (cad. 8 525) : inscription par arrêté du 16 novembre 1984

Personnages clés

Joseph-Amand Passerat - Fondateur du couvent rédemptoriste Racheta le site en 1821, relança le pèlerinage.
Alphonse de Liguori - Fondateur des Rédemptoristes Congrégation missionnaire née en 1732.
Tristan Ruhlmann - Maître verrier Créa les vitraux en 1958.
Jean Vivant - Évêque coadjuteur Consacra chapelle et chemin de croix en 1732.

Origine et histoire

Le couvent du Bischenberg, perché sur une colline dominant Bischoffsheim, est un lieu de pèlerinage dédié à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs depuis au moins 1505, date du premier écrit mentionnant une chapelle. Ce sanctuaire marial, dont l’activité fut perturbée par la guerre de Trente Ans (1618-1648), renaît au XVIIe siècle sous l’impulsion des Récollets-Franciscains de Mutzig. En 1663, l’évêque leur confie la gestion du site, mais faute d’hébergement sur place, les moines effectuent des allers-retours à pied depuis leur couvent. Ce n’est qu’en 1717 qu’ils parviennent à financer l’achèvement de la chapelle et la construction d’un modeste hospice.

En 1732, le chemin de croix, composé de 14 stations plus une quinzième chapelle dédiée à la Sainte Croix, est érigé sous l’égide de Monseigneur Jean Vivant. Le couvent connaît alors une période faste, marquée par l’agrandissement de l’hospice en 1775 et son autonomie reconnue par le chapitre des Récollets. La Révolution française met brutalement fin à cette prospérité : les religieux sont chassés, les biens vendus, et le pèlerinage cesse. Seuls quelques éléments précieux, comme les autels et statues, échappent à la destruction.

En 1821, les Rédemptoristes, menés par le Père Joseph Passerat, rachètent les ruines et entreprennent une restauration ambitieuse. Ils reconstruisent la chapelle, l’habitation, et le chemin de croix, ajoutant deux ailes pour former une cour carrée. La population locale participe activement à ces travaux. Malgré les bouleversements du Kulturkampf (1873), qui chasse à nouveau les religieux, le couvent renaît en 1894 après l’abolition des lois anti-religieuses. Les deux guerres mondiales réduisent les effectifs des moines, mais la dévotion mariale persiste, et le site accueille même des réfugiés allemands durant la Seconde Guerre mondiale.

Entre 1957 et 1959, une restauration majeure modernise les autels et les vitraux, ces derniers étant l’œuvre du maître verrier Tristan Ruhlmann en 1958. Le chœur de la chapelle est classé monument historique en 1965, suivi de la Pietà en bois polychrome (fin XVe siècle) en 1980. Le couvent abrite aussi les reliques du Vénérable Père Passerat, translatées depuis Tournai. Aujourd’hui, une communauté de Rédemptoristes, soutenue par des bénévoles, anime ce lieu de spiritualité et de mémoire.

Fondée en 1732 par Alphonse de Liguori, la congrégation des Rédemptoristes a pour mission d’évangéliser les populations démunies. Au Bischenberg, le Père Passerat (1772–1858) incarne cette tradition en relançant le pèlerinage après les bouleversements révolutionnaires. Depuis 1990, l’Amicale du Couvent, association franco-allemande, œuvre à la préservation du site en favorisant la coopération entre laïcs et religieux. Le chemin de croix, l’un des plus anciens d’Alsace, et les vitraux contemporains illustrent la dualité historique et spirituelle de ce lieu.

Liens externes