Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim

  • 41 Rue du Couvent
  • 67870 Bischoffsheim
Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim : Chemin de Croix - Vue partielle
Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim
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Couvent du Bischenberg de Bischoffsheim
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1505
Première mention de la chapelle
1506-1541
Construction du chœur
1605
Fermeture du chœur
1663
Gestion par les Récollets
1716-1717
Construction de la nef
1732
Construction du chemin de croix
1775
Agrandissement de l'hospice
1821
Acquisition par les Rédemptoristes
1825-1896
Aménagements divers
1957-1959
Campagne de restauration
1965
Classement du chœur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Choeur de l'église (cad. 8 525) : inscription par arrêté du 16 novembre 1984

Personnages clés

Guillaume de Honstein Évêque dont les armoiries sont portées par le chœur de l'église.
Joseph-Amand Passerat Père rédemptoriste qui a acquis la ruine en 1821 et a conduit la restauration du couvent.
Saint Alphonse de Liguori Fondateur de la congrégation des Rédemptoristes, canonisé en 1839.
Père Joseph-Amand Passerat Père rédemptoriste qui a acquis la ruine en 1821 et a conduit la restauration du couvent.
Père Mischler Initiateur de l'Amicale franco-allemande du couvent.

Origine et histoire du Couvent du Bischenberg

Le couvent du Bischenberg, situé sur la colline qui domine Bischoffsheim (Bas‑Rhin), est un lieu de pèlerinage dédié à Notre‑Dame‑des‑Sept‑Douleurs ; la plus ancienne mention d’une chapelle à cet emplacement date de 1505. Le chœur de l’église, daté par des études historiques entre 1506 et 1541, porte les armoiries de l’évêque Guillaume de Honstein ; il est fermé au début du XVIIe siècle, et une porte latérale porte la date de 1605. L’activité du sanctuaire déclina fortement pendant la guerre de Trente Ans, puis reprit au XVIIe siècle lorsque le clergé fit appel aux Récollets franciscains de Mutzig‑Hermolsheim, auxquels, en 1663, l’évêque confia la gestion du lieu. Faute d’hospice, ces religieux desservaient le pèlerinage depuis leur base jusqu’à ce qu’ils réunissent, vers 1716‑1717, les fonds nécessaires à l’achèvement de la chapelle, à la construction d’une petite habitation et à l’édification de la nef, datée 1717 sur la porte d’entrée. À cette époque fut également autorisée la construction d’un mont calvaire et d’un chemin de croix composé de quatorze stations, complété en 1732 par une quinzième chapelle dédiée à la Sainte Croix. L’hospice fut agrandi en 1775 et le couvent acquit alors une autonomie relative, mais la Révolution française mit fin à cette période en expulsant les religieux et en vendant les biens.

Les Rédemptoristes, sous la conduite du Père Joseph‑Amand Passerat, acquièrent la ruine en 1821 ; les pères Schmitt, Schöllhorn et Eberlé, accompagnés de deux frères, s’y installent rapidement et entreprennent la restauration de la chapelle, de l’habitation et du chemin de croix. Ils complètent les bâtiments par deux nouvelles ailes formant une cour intérieure et réalisent divers aménagements entre 1825 et 1896 : l’escalier est porte les dates 1825 et 1861, la fontaine Saint‑Antoine 1846 et 1896, le mur de soutènement du mont calvaire 1851, des bâtiments agricoles 1849 et 1857, la porte d’entrée 1850 et la chapelle Notre‑Dame‑du‑Bon‑Secours 1867. L’exploitation des terres environnantes conduisit à l’érection d’une grange en 1857. Le Kulturkampf de 1873 provoqua une nouvelle expulsion des religieux, puis, après l’abrogation des mesures, les Rédemptoristes réinvestirent le couvent en 1894 et relancèrent le pèlerinage.

Les deux guerres mondiales réduisirent le nombre de religieux, sans pour autant tarir la dévotion au sanctuaire ; de août 1943 à janvier 1945, soixante‑deux personnes d’une maison de retraite de Mannheim furent accueillies au couvent. Une importante campagne de restauration eut lieu de 1957 à 1959, avec renouvellement des autels et des vitraux, et le chœur de la chapelle fut classé monument historique en 1965.

La Piéta, une sculpture en bois polychrome et doré représentant la Déploration du Christ, date de la fin du XVe siècle et est classée monument historique depuis 1980. Les vitraux du chœur, créés en 1958 par le maître verrier Tristan Ruhlmann, illustrent des passages de l’Exode, l’ancienne et la nouvelle Église, ainsi que le Christ ressuscité ; ceux de la nef évoquent les Sept Douleurs de la Vierge et son couronnement, tandis que le vitrail au‑dessus de la tribune met en avant l’Agneau. Le chemin de croix, érigé en 1732, figure parmi les plus anciens et remarquables d’Alsace ; il subit d’importantes dégradations pendant la Révolution et le Kulturkampf, mais fut à chaque reprise restauré grâce à l’action des Rédemptoristes et au soutien des populations et des pèlerins. Les reliques du vénérable Père Joseph‑Amand Passerat, retrouvées lors de fouilles à la suite du déclassement de l’église des Rédemptoristes de Tournai, ont été translatées à la chapelle du couvent du Bischenberg.

La congrégation des Rédemptoristes trouve son origine chez saint Alphonse de Liguori, né en 1696 à Naples, devenu prêtre en 1723 et fondateur de la congrégation en novembre 1732 ; Alphonse de Liguori fut canonisé en 1839, déclaré docteur de l’Église en 1871 et reconnu patron des confesseurs et des moralistes en 1950. Joseph‑Amand Passerat, né en 1772, entra dans la congrégation à la fin du XVIIIe siècle, fut ordonné en 1797 et, après avoir sillonné l’Europe, revint en France en 1819 pour établir la présence rédemptoriste au Bischenberg.

Depuis 1990, une Amicale franco‑allemande, créée à l’initiative du Père Mischler, réunit amis et bénévoles du couvent : elle favorise la coopération entre laïcs et religieux, accueille pèlerins et groupes et contribue à l’entretien et au développement des structures d’accueil.

Liens externes