Frise chronologique
1831
Fondation de la congrégation
Fondation de la congrégation
1831 (≈ 1831)
Création par Henriette Le Forestier d'Osseville.
1835
Construction du temple saint Joseph
Construction du temple saint Joseph
1835 (≈ 1835)
Style néo-grec inspiré de Delphes.
1880
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1880 (≈ 1880)
Architecte Lavalley-Duperroux, styles néo-gothique et néo-Renaissance.
1929
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle
1929 (≈ 1929)
Chœur inachevé utilisé après 63 ans.
1930-1933
Décor Art Déco par René Lalique
Décor Art Déco par René Lalique
1930-1933 (≈ 1932)
Crucifix, retable, verrières en verre moulé.
1948
Chemin de croix d'Alix Aymé
Chemin de croix d'Alix Aymé
1948 (≈ 1948)
Œuvre en laque sur fond or et argent.
1995-2003
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle
1995-2003 (≈ 1999)
Réparation des dommages post-Seconde Guerre mondiale.
2007
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2007 (≈ 2007)
Chapelle et parc protégés.
2014
Ajout d'une 15e station
Ajout d'une 15e station
2014 (≈ 2014)
Réalisée par Isabelle Emmerique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité ; l'ensemble du parc avec ses éléments constitutifs (cad. C 247) : inscription par arrêté du 14 novembre 2007
Personnages clés
| Henriette Le Forestier d'Osseville - Fondatrice de la congrégation |
Crée le couvent en 1831. |
| Théodose Le Forestier d’Osseville - Comte, père d'Henriette |
Guérison de sa fille à l'origine de la fondation. |
| René Lalique - Maître-verrier et décorateur |
Auteur du décor Art Déco (1930-1933). |
| Alix Aymé - Artiste laqueur |
Créatrice du chemin de croix (1948). |
| Lavalley-Duperroux - Architecte |
Reconstruit le chœur en 1880. |
| Isabelle Emmerique - Maître d'Art laqueur |
Auteure de la 15e station (2014). |
Origine et histoire
Le couvent Notre-Dame-de-Fidélité est fondé le 26 février 1831 à Douvres-la-Délivrande par Henriette Le Forestier d'Osseville, en remerciement à la Vierge pour la guérison de sa fille. Initialement installé dans un bâtiment du XVIIIe siècle, le site s'agrandit dès les années 1830 avec des constructions néo-classiques, dont un temple dédié à saint Joseph (1835), inspiré des modèles antiques. La congrégation y établit un pensionnat pour jeunes filles et un orphelinat, marquant son ancrage dans l'éducation et la charité.
La chapelle, agrandie à partir de 1866 mais achevée seulement en 1929, subit des dommages indirects lors de la Bataille de Normandie (1944), révélés plus tard par des fissures et une dégradation accélérée des œuvres. Entre 1995 et 2003, une restauration majeure est entreprise pour préserver son patrimoine, notamment les éléments Art Déco ajoutés dans les années 1930. Le chœur, reconstruit en 1880 par l'architecte Lavalley-Duperroux, mêle styles néo-gothique et néo-Renaissance, surmonté d'un clocher hexagonal.
En 1930, pour le centenaire de la congrégation, René Lalique conçoit un ensemble exceptionnel en verre (crucifix, retable, verrières, autel) considéré comme son œuvre majeure in situ. La commande inclut aussi une lampe, des colonnes lumineuses et une table de communion, le tout en verre moulé et dépoli, pour une somme symbolique. En 1931, un gisant de cire représentant sainte Florida d'Afrique y est installé, suivi en 1948 par un chemin de croix en laque d'Alix Aymé, aujourd'hui inventorié au Patrimoine National.
Le parc du couvent abrite plusieurs fabriques religieuses : une grotte, un calvaire, un sacré-cœur (1892), et une colonne commémorant la conversion de Talleyrand. Ces éléments, associés à la chapelle inscrite aux Monuments Historiques depuis 2007, illustrent l'évolution artistique et spirituelle du site, du néo-classicisme au modernisme. Une 15e station du chemin de croix, ajoutée en 2014 par Isabelle Emmerique, complète cet ensemble toujours lié à la vie cultuelle locale.
Situé au lieu-dit Le Bout Varin, le couvent est aujourd'hui propriété d'une association cultuelle. Son ouverture au public permet de découvrir ce patrimoine unique, où se croisent histoire religieuse, architecture éclectique et art verrier d'exception, témoignant de la vitalité créative des XIXe et XXe siècles en Normandie.