Frise chronologique
1633
Fondation initiale
Fondation initiale
1633 (≈ 1633)
Installation des religieuses dans la Bouquerie.
1652
Destruction du couvent
Destruction du couvent
1652 (≈ 1652)
Lieu détruit pendant la Fronde.
1671
Reconstruction
Reconstruction
1671 (≈ 1671)
Financement par Paule de Salignac.
1778
Transformation en pensionnat
Transformation en pensionnat
1778 (≈ 1778)
Aile convertie pour jeunes filles.
1813
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1813 (≈ 1813)
Devenu gendarmerie et prison.
1841
Installation de la sous-préfecture
Installation de la sous-préfecture
1841 (≈ 1841)
Réhabilitation du pavillon classique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble à l'exception des parties classées (cad. BM 204) : inscription par arrêté du 16 novembre 1949 ; Escalier intérieur monumental avec la rampe à balustres : classement par arrêté du 23 avril 1981
Personnages clés
| Jeanne de Lestonnac - Fondatrice de la compagnie |
Inspiratrice de l'ordre en 1607. |
| Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon - Évêque de Sarlat |
Autorisa l'installation en 1637. |
| Paule de Salignac de La Mothe-Fénelon - Supérieure et bienfaitrice |
Finança la reconstruction en 1671. |
| François II de Salignac de La Mothe-Fénelon - Évêque de Sarlat |
Soutint le développement du couvent. |
Origine et histoire
Le couvent Notre-Dame de Sarlat-la-Canéda fut initialement établi en 1633 par des religieuses de la compagnie Marie Notre-Dame, fuyant une épidémie de peste à Domme. Installées dans le faubourg de la Bouquerie, elles reçurent l'autorisation de l'évêque Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon en 1637. Ce premier couvent, inspiré par la compagnie de Jésus et dédié à l'éducation des jeunes filles, fut détruit en 1652 lors des combats de la Fronde.
En 1671, Paule de Salignac de La Mothe-Fénelon, sœur de Fénelon et supérieure de la compagnie, finança la reconstruction du couvent. Sous sa direction jusqu'en 1690, le site se développa grâce au soutien de l'évêque François II de Salignac et des familles nobles locales. En 1778, une aile fut transformée en pensionnat classique pour jeunes filles.
Vendu comme bien national en 1813, le couvent abritera successivement la gendarmerie, une prison, puis la sous-préfecture à partir de 1841. Ses bâtiments, partiellement classés monuments historiques en 1949 et 1981, témoignent de son évolution entre vocation religieuse, éducative et administrative.