Frise chronologique
1641
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1641 (≈ 1641)
Création par Nicolas Servien et Charles de Bauquemare.
1790-1791
Inventaire et scellés
Inventaire et scellés
1790-1791 (≈ 1791)
Saisie révolutionnaire des biens du couvent.
1835
Transformation en magnanerie
Transformation en magnanerie
1835 (≈ 1835)
Modifications par le prince de Chalais.
fin XIXe siècle
Conversion en école primaire
Conversion en école primaire
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Réaménagement des espaces conventuels.
2006
Protection des éléments historiques
Protection des éléments historiques
2006 (≈ 2006)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail d'entrée monumental ; les murs de clôture historique ; le pavillon d'entrée en totalité avec sa cheminée monumentale du 17esiècle ; le corps de logis principal en totalité ; le pavillon dit "des archives" contre le mur sud en totalité ; la maison adossée contre le mur sud en totalité ; les sols des deux cours ; les sols du potager comprenant le bassin central (cad. AC 228, 238, 341) : inscription par arrêté du 9 janvier 2006
Personnages clés
| Nicolas Servien - Conseiller du roi |
Co-fondateur du prieuré en 1641. |
| Charles de Bauquemare - Conseiller du roi |
Co-fondateur avec Nicolas Servien. |
| Comte de Saint-Aignan - Acquéreur post-révolutionnaire |
Détruisit chapelle et clocher après 1791. |
| Prince de Chalais - Propriétaire au XIXe siècle |
Transforma le couvent en magnanerie. |
Origine et histoire
Le couvent Notre-Dame des Anges de Saint-Aignan, fondé en 1641 par Nicolas Servien et Charles de Bauquemare, conseillers du roi, appartenait à l’ordre de Cîteaux. Ce prieuré conventuel de religieuses, implanté dans l’actuel Loir-et-Cher, reflétait l’influence des élites locales et de la monarchie sous Louis XIII. Les bâtiments, typiques de l’architecture religieuse du XVIIe siècle, comprenaient une chapelle, un clocher, et des espaces conventuels organisés autour d’une cour d’honneur.
La Révolution française marqua un tournant pour le couvent : en 1790, un inventaire des biens fut réalisé, suivi de la pose des scellés en 1791. La chapelle et son clocher furent détruits après leur acquisition par le comte de Saint-Aignan. Au XIXe siècle, le prince de Chalais convertit une partie des lieux en magnanerie (élevage de vers à soie), modifiant profondément la structure. Deux salles du premier étage, la galerie de la cour, et une aile de jonction furent transformées pour loger des ouvriers ou des activités industrielles.
À partir de la fin du XIXe siècle, le bâtiment conventuel devint une école primaire. Cette reconversion entraina des aménagements majeurs : rétablissement partiel du cloître, transformation de l’aile détruite en préau puis en classe, et conversion du logement d’entrée en dortoir. L’étage principal fut même aménagé en gymnase. Un pavillon de style 1900, construit sur d’anciennes fondations, abritait le gardien. Ces adaptations illustrent l’évolution des usages des patrimoine religieux en France.
Aujourd’hui, le site conserve des éléments protégés depuis 2006, comme le portail monumental, les murs de clôture, le pavillon d’entrée avec sa cheminée du XVIIe siècle, ou encore les sols des cours et du potager. Ces vestiges témoignent des multiples vies du couvent, entre spiritualité, industrie et éducation, tout en ancrant le monument dans l’histoire locale de Saint-Aignan et du Val de Loire.