Couvent Saint-Dominique de Corbara en Haute-corse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent Saint-Dominique de Corbara

  • Couvent Saint-Dominique
  • 20220 Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Couvent Saint-Dominique de Corbara
Crédit photo : Pierre Bona - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1800
1900
2000
Vers 1430
Construction initiale
1456
Fondation
1861
Installation des dominicains italiens
1857-1864
Restauration
1903
Chasse des dominicains
1905
Nationalisation
1914
Centre d'internement
1927
Bail emphytéotique
1961
Ritiro de Corbara
1993
Association diocésaine
2011
Inscription
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le couvent en totalité, bâtiments conventuels et cloître, église et clocher (cad. E 591) : inscription par arrêté du 28 janvier 2011

Personnages clés

Guillaume Savelli Religieux
François-Antoine Mariani Religieux
Pascal Paoli Religieux
Guy de Maupassant Visiteur
Père Didon Religieux
Jean XXIII Religieux

Origine et histoire du Couvent Saint-Dominique

Le couvent Saint-Dominique de Corbara, ancien couvent Saint-François de la Pieve d'Aregno, a été fondé en 1456 ; certaines sources le situent toutefois vers 1430. Nationalisé à la Révolution, il fut vendu aux enchères puis acquis par Pascal et Louis Orticoni, qui mirent l'église à la disposition de la paroisse tandis que deux ailes du couvent tombaient en ruine. Au cours des années 1857-1864, les dominicains entreprirent la reconstruction des bâtiments avec l'architecte Bourard et quelques frères convers, remettant en état l'église et complétant les ailes conventuelles. Cette restauration permit l'installation d'une école en 1857, qui ferma en 1860, ainsi que d'un collège de philosophie et de théologie. Le couvent, important dans la province franciscaine de Corse et chargé traditionnellement de la formation des novices et des profès, a compté de neuf à quatorze religieux selon les périodes. Après la loi de séparation de 1905, il resta inoccupé jusqu'en 1914 puis fut transformé pendant la Première Guerre mondiale en centre d'internement pour civils allemands et austro-hongrois ; certains détenus laissèrent des décors peints dans des cellules et figurent parmi des artistes et artisans tels que Léo Wenger, Rodolphe Popper, Edouard Paschke ou Frédéric Kolbel. Mis en bail emphytéotique à partir de 1927, le site connut plusieurs cessions et remises en état, notamment lorsque le bail fut repris en 1961 par le Ritiro de Corbara, puis en 1993 par l'association diocésaine qui favorisa l'installation des Frères de Saint-Jean, présents depuis cette date pour veiller à l'entretien. L'ensemble du couvent, bâtiments conventuels, cloître, église et clocher, est inscrit à l'inventaire national des monuments historiques par arrêté du 28 novembre 2011. Architectoniquement, l'ensemble est formé de quatre ailes disposées autour d'un jardin de cloître rectangulaire, s'ouvrant sur celui-ci par des arcs en plein cintre. L'église, adossée à l'aile sud, se compose d'une nef à vaisseau central bordée de chapelles latérales voûtées en berceau avec lunettes ; le chœur comporte une travée droite prolongée par une abside en cul-de-four. La tour-clocher est coiffée d'un lanternon couronné par un dôme. Les bâtiments conventuels comprennent deux niveaux sur rez-de-chaussée, au-dessus d'un étage de soubassement abritant caves et pressoir. Au fil des siècles, le couvent a accueilli des religieux et des visiteurs illustres, parmi lesquels Guillaume Savelli, François-Antoine Mariani, Pascal Paoli, Guy de Maupassant, le père Didon et le cardinal Roncalli, futur pape Jean XXIII.

Liens externes