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Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac

    60 Avenue du Général-Compans
    31700 Blagnac
Propriété d'une association
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Couvent Sainte-Catherine de Sienne à Blagnac
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1650 (milieu du XVIIe siècle)
Construction du château
1810
Achat par Compans
1852
Arrivée des trappistines
1860-1862
Construction de l'église
1938
Départ des trappistines
1939
Installation des dominicaines
1943-1944
Réquisition allemande
30 avril 2001
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, y compris les peintures murales du choeur et de la nef des fidèles et l'ensemble des vitraux (cad. AZ 14) : inscription par arrêté du 30 avril 2001

Personnages clés

Jean d'Aldeguier - Baron et trésorier de Toulouse Constructeur du château (XVIIe).
Gaspard de Maniban - Président au parlement Modifia le château (1748).
Jean Dominique Compans - Général d’Empire Propriétaire mort en 1845.
Louis Mazetier - Peintre-verrier Auteur vitraux/peintures (1946-1951).
Henry Bach - Architecte Plans du couvent (1860-1880).

Origine et histoire

Le monastère de Notre-Dame-des-sept-Douleurs de Blagnac, devenu couvent Sainte-Catherine-de-Sienne, est un ensemble religieux situé dans la banlieue toulousaine. Fondé au XIXe siècle autour d’un château du XVIIe, il fut successivement occupé par des trappistines, des dominicaines, puis la Communauté des Béatitudes. Le site comprend une église néogothique consacrée en 1862, un château du XVIIe siècle et des dépendances des XVIIe et XIXe siècles. Les bâtiments conventuels, commencés en 1862, ne furent jamais achevés.

Le château fut initialement construit au XVIIe siècle par Jean d'Aldeguier, baron et trésorier de Toulouse, puis modifié par Gaspard de Maniban, président au parlement de Toulouse. En 1810, il fut acquis par le général d’Empire Jean Dominique Compans, qui y mourut en 1845. Après une période de fêtes galantes, le domaine fut exproprié et racheté en 1852 par les trappistines de l’abbaye de Maubec (Drôme). Entre 1860 et 1862, elles édifièrent l’église et les bâtiments conventuels.

Pendant la guerre de 1870, les sœurs soignèrent des blessés français dans une dépendance appelée Saint-Clément. Elles ouvrirent aussi une école gratuite pour les filles de Blagnac en 1854, transférée en 1859 à Saint-Benoît après l’effondrement de la première maisonnette. En 1914-1918, la salle capitulaire devint un hôpital temporaire pour blessés et malades annamites. Face à l’urbanisation croissante, les trappistines quittèrent Blagnac en 1938 pour la Gironde.

En 1939, des dominicaines prirent possession du couvent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’hôtellerie fut réquisitionnée par 200 soldats allemands de la Luftwaffe (juillet 1943 - août 1944), puis par les FFI jusqu’en 1945. Les dommages, notamment aux vitraux, furent réparés après-guerre. En 1946, Louis Mazetier, peintre verrier, réalisa 19 verrières en grisaille, deux vitraux colorés et des peintures murales expressionnistes (1946-1951), classées aux Monuments Historiques en 2001.

Depuis les années 1950, le monastère a diversifié ses activités (reliure, moulage de statues, pâtes alimentaires) et transformé une pension de famille en maison de retraite. Depuis 1987, les dominicaines cohabitent avec la Communauté des Béatitudes. L’église, ses peintures murales et ses vitraux, de style néogothique, sont protégés depuis 2001. Le couvent illustre l’évolution des usages religieux et sociaux d’un patrimoine architectural majeur en Occitanie.

Liens externes