Frise chronologique
1355
Dépôt des reliques
Dépôt des reliques
1355 (≈ 1355)
Marins offrent des reliques après un vœu.
1443
Début des travaux
Début des travaux
1443 (≈ 1443)
Construction d’un nouveau sanctuaire adjacent.
1469
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1469 (≈ 1469)
Église de style pisan achevée.
XVIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XVIe siècle (≈ 1650)
Logement des prêtres et gardes.
1674-1677
Transition entre ordres
Transition entre ordres
1674-1677 (≈ 1676)
Augustins cèdent aux Servites de Marie.
1792
Abandon définitif
Abandon définitif
1792 (≈ 1792)
Expulsion des Servites après la Révolution.
années 1950
Restauration partielle
Restauration partielle
années 1950 (≈ 1950)
Chapelle Saint-Nicolas remise en état.
1957
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
1957 (≈ 1957)
Classement et inscription des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments de l'ancien couvent (cad. C 1334, 1335) : inscription par arrêté du 7 mars 1957 ; Chapelle (cad. C 1332) : classement par arrêté du 7 mars 1957
Personnages clés
| Marins anonymes (1355) - Donateurs des reliques |
Offrent les reliques après un vœu. |
| Augustins - Ordre religieux (XVIe-XVIIe) |
Gèrent le couvent jusqu’en 1674. |
| Servites de Marie - Ordre religieux (1674-1792) |
Occupent le couvent après 1677. |
| Pierre Lhostis - Historien local |
Auteur d’une étude sur Sisco. |
| Geneviève Moracchini-Mazel - Historienne de l’art |
Spécialiste des reliques de Sisco. |
Origine et histoire
Le couvent Sainte-Catherine de Sisco trouve ses origines dans un oratoire dont les fondations pourraient remonter au XIIe siècle. En 1355, des marins en détresse y déposèrent une caisse de reliques en remerciement pour leur sauvetage, promettant de les offrir à la première église rencontrée. Cet événement attira de nombreux pèlerins, incitant les habitants à construire une église plus grande, de style pisan, consacrée en 1469. Une chapelle souterraine, accessible par des escaliers, abritait les reliques sous le chœur.
Au XVIe siècle, une tour fut ajoutée pour loger les prêtres et les gardes protégeant les lieux des incursions mauresques. Les reliques, initialement conservées dans une chapelle dédiée à saint Nicolas, furent transférées en 1443 dans un nouveau sanctuaire adjacent. Face aux menaces barbaresques, elles furent déplacées en 1443 vers l’église paroissiale Saint-Martin, plus sûre. Le couvent passa aux Augustins à la fin du XVIe siècle, puis aux Servites de Marie après 1674, avant d’être définitivement abandonné en 1792 après la Révolution.
La chapelle originelle de Saint-Nicolas, en ruine, fut restaurée dans les années 1950. Les bâtiments conventuels, aujourd’hui privés, ont été convertis en habitation, tandis que l’ancienne église appartient à la commune. Un hôpital médiéval, autrefois adjacent, a disparu. Les sources historiques mentionnent des travaux de Pierre Lhostis et Geneviève Moracchini-Mazel, ainsi que des études sur les Servites de Marie en Corse.
Le site, partiellement protégé depuis 1957, comprend des éléments classés (chapelle) et inscrits (bâtiments conventuels). Son architecture reflète les influences pisanes et les adaptations défensives liées aux raids mauresques. La localisation côtière de Sisco expliquant son rôle stratégique et religieux dans l’histoire corse.