Installation des Clarisses 1621 (≈ 1621)
Arrivée des religieuses de Tulle accueillies par l’évêque.
1700
Fusion avec Montignac
Fusion avec Montignac 1700 (≈ 1700)
Clarisses de Montignac rejoignent Sarlat.
1793
Transformation en prison
Transformation en prison 1793 (≈ 1793)
Fermeture révolutionnaire et usage carcéral.
1944
Classement monument historique
Classement monument historique 1944 (≈ 1944)
Protection des façades et du cloître.
1994
Conversion en logements
Conversion en logements 1994 (≈ 1994)
Restauration par les HLM, 26 appartements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue et sur cour et la galerie du cloître : inscription par arrêté du 25 février 1944
Personnages clés
Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon - Évêque de Sarlat
Accueillit les Clarisses en 1621.
Henry de Ségogne - Initiateur de restauration
Demanda des travaux via le Club du vieux manoir.
Origine et histoire du Couvent Sainte-Claire
Le couvent Sainte-Claire de Sarlat-la-Canéda, situé en Dordogne à l’angle des rues Jean-Jacques-Rousseau et de La-Boétie, trouve ses origines au XVIIe siècle. Les Clarisses, venues de Tulle en 1621, s’y installent sous l’impulsion de l’évêque Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon. Le bâtiment, composé de deux ailes en équerre, conserve des éléments du XIVe siècle (aile sud) et du XVIIe siècle (aile ouest, avec ses galeries superposées). Destiné à l’éducation des jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie, il complète les établissements locaux dirigés par d’autres ordres religieux comme les religieuses de Notre-Dame ou les Mirepoises.
En 1700, les Clarisses de Montignac rejoignent le couvent après la fermeture de leur établissement d’origine. La Révolution française met fin à son usage religieux : en 1793, il est converti en prison pour les condamnés à la déportation ou à l’emprisonnement à Périgueux. Au XIXe siècle, les Dames des Sacrés-Cœurs y fondent une école primaire avec pensionnat, reprise en 1947 par les Dames blanches. L’école ferme en 1960, et malgré des tentatives de restauration dans les années 1970, l’aile ouest se dégrade.
En 1992, le couvent est vendu à l’office des HLM et restauré pour accueillir 26 logements en 1994. Classé à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1944 pour ses façades, toitures et galerie du cloître, il illustre l’évolution des usages d’un patrimoine religieux, passant de l’éducation à l’habitat social.
Les parties les plus anciennes, datées des XVe et XVIe siècles, incluent la façade sur rue et une tourelle d’angle. L’essentiel de l’ensemble actuel, notamment les bâtiments sur jardin avec le cloître et la galerie du premier étage, remonte cependant au XVIIe siècle. Ces transformations reflètent les adaptations architecturales liées aux besoins des Clarisses et aux contraintes urbaines de Sarlat.
Le couvent incarne aussi les mutations sociales de la région : d’abord lieu d’enseignement réservé à l’élite, il devient un symbole des politiques de logement public au XXe siècle. Son histoire croisée avec celle de la ville — marquée par l’épiscopat de la famille Fénelon et les bouleversements révolutionnaires — en fait un témoin privilégié du patrimoine sarladais.