Frise chronologique
1666
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1666 (≈ 1666)
Chapelle et bâtiment pour retraitants construits par Alexandre Martin.
1699
Création de la congrégation
Création de la congrégation
1699 (≈ 1699)
Fondation par des prêtres avignonnais.
1747
Consécration de la nouvelle chapelle
Consécration de la nouvelle chapelle
1747 (≈ 1747)
Par Mgr d'Inguimbert, évêque de Carpentras.
1818
Rachat et création du séminaire
Rachat et création du séminaire
1818 (≈ 1818)
Par l’abbé Morel, reconnu en 1824.
1859-1863
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle
1859-1863 (≈ 1861)
Dirigée par l’abbé Joseph Pougnet.
1906
Fermeture du séminaire
Fermeture du séminaire
1906 (≈ 1906)
Loi de séparation Églises-État.
1981
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1981 (≈ 1981)
Protection des façades et toitures.
2013
Installation du Studium
Installation du Studium
2013 (≈ 2013)
Enseignement de la théologie catholique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures y compris celles de la chapelle avec son portail latéral comportant une niche avec statue (cad. B 290) : inscription par arrêté du 23 avril 1981
Personnages clés
| Alexandre Martin - Curé de Saint-Didier |
Fonda la chapelle en 1666. |
| Laurent-Dominique Bertet - Prêtre avignonnais |
Cofondateur de la congrégation en 1699. |
| Albert-Venance Morel - Curé de Venasque |
Racheta le site en 1818 pour le séminaire. |
| Joseph Pougnet - Abbé architecte |
Conçut la chapelle actuelle (1859-1863). |
| Emmanuel Bernard - Abbé félibre |
Défendit le provençal au séminaire. |
| Léon Barnouin - Ancien élève |
Restaura l’ordre cistercien au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Le couvent Sainte-Garde-des-Champs trouve ses origines en 1666, quand Alexandre Martin, curé de Saint-Didier, érige une chapelle dédiée à Notre-Dame de Sainte-Garde et un bâtiment pour retraitants. En 1699, des prêtres avignonnais, dont Laurent-Dominique Bertet et Joseph François de Salvador, y fondent la congrégation des Prêtres missionnaires de Notre-Dame de Sainte-Garde, active jusqu’à la Révolution. Le site, vendu comme bien national, abrite alors une verrerie puis une magnanerie, avant d’être racheté en 1818 par l’abbé Albert-Venance Morel pour y installer un petit séminaire royalement reconnu en 1824.
Au XIXe siècle, le couvent se développe sous l’impulsion de l’abbé Joseph Pougnet, qui construit la chapelle actuelle (1859-1863) et forme des générations d’élèves, dont des félibres comme Félix Gras ou Clovis Hugues, influencés par l’abbé Emmanuel Bernard, défenseur du provençal. Après la loi de 1906, le séminaire ferme et les lieux deviennent un hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, puis une École de Plein Air (années 1930-1971), avant d’être restaurés par l’Institut Notre-Dame de Vie à partir de 1981.
Le site, inscrit aux monuments historiques en 1981 pour ses façades et toitures (y compris la chapelle), porte les stigmates de son histoire tourmentée : destruction partielle à la Révolution, tentative d’incendie par les Allemands en 1944 (traces visibles sur des piliers), et réhabilitation récente pour accueillir un Studium de théologie depuis 2013. Son architecture actuelle, façonnée au XIXe siècle, mêle héritage religieux et adaptations fonctionnelles successives.