Frise chronologique
1521
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1521 (≈ 1521)
Début des travaux sur la chapelle Saint-Jean-Baptiste.
1575-1581
Occupation protestante
Occupation protestante
1575-1581 (≈ 1578)
Destruction partielle de la cathédrale et couvents.
1607
Réutilisation par les chanoines
Réutilisation par les chanoines
1607 (≈ 1607)
Chapelle Saint-Jean-Baptiste pour le culte catholique.
1855
Construction du couvent
Construction du couvent
1855 (≈ 1855)
Installation des sœurs Sainte-Marthe sur le site.
29 novembre 1888
Classement monument historique
Classement monument historique
29 novembre 1888 (≈ 1888)
Protection de la chapelle du XVIe siècle.
2016-2019
Transformation moderne
Transformation moderne
2016-2019 (≈ 2018)
Vente du couvent et fouilles archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par arrêté du 29 novembre 1888
Personnages clés
| Germain Goudeau (1814-1858) - Sculpteur |
Auteur de la statue de sainte Marthe. |
| Jean Dupuy (XVIIe siècle) - Annaliste périgourdin |
A décrit les destructions protestantes de 1577. |
| Mgr de la Béraudière - Évêque de Périgueux |
Restaura la cathédrale après 1581. |
Origine et histoire
Le couvent Sainte-Marthe, implanté à Périgueux en Dordogne, a été construit en 1855 mais conserve une chapelle du XVIe siècle, vestige de l’ancienne cathédrale Saint-Étienne. Ce sanctuaire, partiellement reconstruit au XVIe siècle après des destructions protestantes (1575-1581), fut utilisé par les chanoines puis par les Pénitents blancs avant d’être intégré au couvent. La chapelle, classée monument historique en 1888, est notable pour ses voûtes ogivales et ses arabesques Renaissance.
Le couvent fut fondé par la congrégation Sainte-Marthe, active depuis 1643 dans les soins hospitaliers à Périgueux. Les religieuses, chassées pendant la Révolution, réintégrèrent l’hôpital entre 1802 et 1835 avant de s’installer définitivement dans le couvent en 1852. Une statue de sainte Marthe, sculptée par Germain Goudeau (1814-1858), orne l’entrée. Le site, vendu en 2017, abrite désormais une résidence seniors, tandis que des fouilles récentes ont révélé des vestiges gallo-romains, dont un aqueduc.
La chapelle Saint-Jean-Baptiste, cœur historique du couvent, se compose de deux niveaux voûtés d’ogives. Elle abrite une copie XVIIIe siècle d’un portrait de saint Vincent de Paul, classé monument historique en 1970. Les religieuses ont également aménagé un jardin de rocailles, la Montagne Chambon, avec des pierres des anciennes fortifications romaines. Le couvent, propriété communale, illustre l’évolution religieuse et urbaine de Périgueux, entre héritage médiéval et transformations modernes.
En 2016, la vente aux enchères du mobilier et des objets liturgiques (statues, tableaux, cloche de 1856) marqua la fin de la présence religieuse sur le site. Les fouilles de 2019 ont mis au jour des murs du palais épiscopal et des vestiges de l’aqueduc gallo-romain, enrichissant la connaissance du patrimoine périgourdin. Aujourd’hui, la chapelle reste propriété de la ville, tandis que le couvent, restructuré, accueille une résidence de 93 logements pour seniors depuis 2023.