Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Hôtel de ville de Crémieu dans l'Isère

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Hôtel de ville
Isère

Hôtel de ville de Crémieu

    21 Rue du Four-Banal
    38460 Crémieu
Hôtel de ville de Crémieu
Hôtel de ville de Crémieu
Hôtel de ville de Crémieu
Hôtel de ville de Crémieu
Hôtel de ville de Crémieu
Crédit photo : ChatPardeur - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction du corps originel
1703
Extension par Million et Burnier
1791
Vente à Claude Plantier
1796
Ajout du cadran solaire
15 janvier 1980
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. AE 340) : inscription par arrêté du 15 janvier 1980

Personnages clés

Jacques-Louis Million - Architecte Co-auteur de l’extension de 1703.
Antoine Burnier - Architecte Co-auteur de l’extension de 1703.
Claude Plantier - Propriétaire post-révolutionnaire Acheteur en 1791, commande le cadran solaire.

Origine et histoire

L'Hôtel de ville de Crémieu est un ensemble architectural composé de deux corps de logis perpendiculaires, construits à des époques distinctes. Le corps de bâtiment de droite, érigé au XVIe siècle, abritait dès 1593 les réunions de la communauté locale. Il conserve encore aujourd’hui une salle avec une cheminée monumentale en pierre et une cave voûtée dite « prison », témoignages de son usage originel. Ce bâtiment incarne l’organisation administrative et sociale de Crémieu à la Renaissance, où les assemblées locales jouaient un rôle central dans la gestion collective.

En 1703, les architectes Jacques-Louis Million et Antoine Burnier ajoutent un second corps de bâtiment, perpendiculaire au premier, incluant un escalier en pierre menant aux nouvelles salles d’assemblée et d’archives. La porte d’entrée, ornée des armes de la ville, est surmontée d’un fronton brisé. Après la Révolution, en 1791, la communauté acquiert l’ancienne abbaye des augustins, et la maison consulaire est vendue à Claude Plantier. Ce dernier fait remplacer les armes de la ville par un cadran solaire en 1796, marquant une transition symbolique entre l’Ancien Régime et la période post-révolutionnaire.

L’inscription « APPROCHEZ VOUS MM POUR SE DELASSER ET SE RECHAUFFER », située au-dessus de la cheminée du corps originel, date probablement de la fin du XVIIIe siècle. Elle reflète une volonté d’ouverture et de convivialité, contrastant avec les fonctions administratives et carcérales initiales du lieu. Classé Monument Historique en 1980 pour ses façades et toitures, l’édifice illustre l’évolution des usages publics et privés d’un même espace à travers les siècles.

Liens externes