Construction de la croix XVe siècle (≈ 1550)
Période d'édification présumée du monument.
26 mars 1942
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 26 mars 1942 (≈ 1942)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière, sur la petite place près de l'église : classement par arrêté du 26 mars 1942
Origine et histoire
La croix de cimetière d'Eygalières, datée du XVe siècle, est un exemple de croix hosannière, un type de monument funéraire médiéval répandu entre les XIIe et XVIe siècles, principalement dans l’ouest de la France. Ces édicules, distincts des lanternes des morts par l’absence de système d’éclairage, étaient souvent érigés sur des fosses communes ou des ossuaires. Leur structure classique comprend un soubassement circulaire en pierre, une colonne cylindrique pleine, et une croix sommital, pouvant atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur. Bien que leur concentration soit plus marquée en Poitou, Charentes, ou Normandie, des exemplaires isolés, comme celui d’Eygalières, témoignent de leur diffusion jusqu’en Provence.
Le terme hosannière pourrait trouver son origine dans l’exclamation hébraïque Hosanna, associée au dimanche des Rameaux (Dominica Hosanna) à partir du XIVe siècle. Dans certaines régions, comme le sud des Deux-Sèvres ou l’ouest de l’Indre, la tradition consistait à déposer du buis sacré (appelé hosanne ou ozanne) au pied de ces croix, une pratique encore observée en Limousin avant 1914. Ces monuments, parfois confondus avec des croix celtiques, servaient de repères spirituels et communautaires, marquant l’espace sacré des cimetières. La croix d’Eygalières, classée Monument Historique en 1942, illustre cette fonction symbolique dans un contexte provençal.
Classée par arrêté du 26 mars 1942, cette croix est située sur une petite place près de l’église d’Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône (région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Sa localisation exacte, notée comme médiocre (niveau 5/10) dans les bases patrimoniales, correspond à l’adresse approximative de la place Thiers, bien que les coordonnées GPS suggèrent parfois une confusion avec la commune voisine d’Eyguières. Propriété de la commune, ce monument reste un témoignage rare de l’architecture funéraire médiévale en Provence, où les croix hosannières sont moins nombreuses qu’ailleurs en France.