Frise chronologique
Fin du Moyen Âge
Origine supposée
Origine supposée
Fin du Moyen Âge (≈ 1213)
Style suggérant une première version.
XVIIe siècle
Construction ou remaniement
Construction ou remaniement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Période attribuée au calvaire actuel.
XVIIIe siècle
Substitution partielle
Substitution partielle
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Croix actuelle différente de l’originale.
27 février 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 février 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière (cad. AB 101) : inscription par arrêté du 27 février 1926
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
La croix du cimetière de Saint-Juvat, classée Monument Historique depuis 1926, se distingue par son socle circulaire et son fût carré chanfreiné, aujourd’hui fragmenté. Ce calvaire biface présente d’un côté le Christ en croix entouré des deux larrons, et de l’autre la Vierge accompagnée de deux saintes femmes, avec deux personnages supplémentaires soutenant les traverses obliques. Les écussons, autrefois armoriés, ont perdu leurs emblèmes, mais leur présence suggère un commanditaire noble ou une communauté locale aisée.
Le monument repose sur un soubassement composé d’un dé surmonté d’une tablette aux angles soutenus par de petites colonnes. Bien que la croix actuelle ne semble pas être celle d’origine, des indices stylistiques – comme la section carrée chanfreinée du fût, l’iconographie naïve et les motifs héraldiques effacés – laissent supposer une réalisation initiale à la fin du Moyen Âge, remaniée ou remplacée au XVIIe siècle. La croix aurait subsisté jusqu’au XVIIIe siècle avant d’être modifiée.
La localisation de la croix dans le cimetière de Saint-Juvat, village des Côtes-d’Armor en Bretagne, reflète son rôle central dans la vie religieuse et communautaire. À l’époque moderne, ces calvaires servaient de repères spirituels et de supports à la dévotion populaire, souvent érigés près des lieux de culte ou des chemins fréquentés. Leur iconographie, bien que naïve, visait à instruire les fidèles et à marquer l’espace sacré.
Propriété de la commune, la croix est protégée depuis 1926 pour son intérêt patrimonial et artistique. Son état actuel, avec un fût en plusieurs morceaux et des sculptures érodées, témoigne des aléas du temps et des restaurations partielles. Les sources disponibles, comme la base Mérimée et Monumentum, soulignent son importance locale, malgré une précision géographique jugée « a priori satisfaisante » (note 6/10).