Érection de la croix 1779 (≈ 1779)
Commande par l'abbesse Marie-Charlotte de Lugeac
4e quart XVIIIe siècle
Période de construction
Période de construction 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Style baroque tardif en fer forgé
11 juin 1930
Classement monument historique
Classement monument historique 11 juin 1930 (≈ 1930)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix en fer forgée datée de 1779 : inscription par arrêté du 11 juin 1930
Personnages clés
Marie-Charlotte de Guérin de Lugeac - Dernière abbesse de Lavaudieu
Commanditaire de la croix en 1779
Chossegros de Lavourgnes - Artisan forgeron
Auteur de la croix signée
Origine et histoire
La croix en fer forgé de Lavaudieu est une œuvre monumentale datée de 1779, située sur la place de l'église, devant l'abbaye Saint-André, dans le village de Lavaudieu (Haute-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes). Elle fut commandée par Marie-Charlotte de Guérin de Lugeac, dernière abbesse de l'abbaye, et réalisée par l'artisan Chossegros de Lavourgnes. Son style baroque tardif, marqué par des volutes et des motifs enflammés, en fait un exemple rare de croix en métal ouvragé de cette période.
La structure repose sur deux tiges de fer parallèles, soutenues par un entrelacement de volutes se terminant en rinceaux. À leur intersection, un losange rayonnant évoque des flammes stylisées, tandis que les extrémités des bras portent des motifs plus sobres. La base arbore une plaque ajourée avec l'inscription : « Chossegros de Lavourgnes, 1779, Charlotte de Lugeac », attestant de son origine et de sa datation précise.
Classée monument historique par arrêté du 11 juin 1930, cette croix illustre le mécénat religieux des élites locales à la veille de la Révolution française. Son emplacement devant l'abbaye, fondée au XIe siècle, souligne son rôle dans la vie spirituelle et communautaire de Lavaudieu, village marqué par son patrimoine médiéval et son histoire monastique.
Les techniques employées — fer forgé, découpes ajourées et assemblages complexes — témoignent du savoir-faire des forgerons du XVIIIe siècle. La croix se distingue des modèles traditionnels en pierre ou bois par son matériau et son esthétique dynamique, reflétant peut-être l’influence des arts décoratifs de l’époque.
Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un symbole du lien entre l’artisanat d’art et le patrimoine religieux en Haute-Loire. Sa conservation permet d’étudier les évolutions stylistiques des croix monumentales, ainsi que le rôle des abbesses dans la commande d’œuvres publiques avant la sécularisation des biens ecclésiastiques.
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