Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Davenescourt dans la Somme

Somme

Château de Davenescourt

    1 Place du Jeu de Battoir
    80500 Davenescourt

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1652
Destruction du premier château
1682
Acquisition par Gabriel de La Myre
1805
Décors néoclassiques ajoutés
fin XVIIIe siècle
Construction du château actuel
1915
Visite du roi Albert Ier
1918
Pillage par l’armée allemande
7 juillet 1977
Classement Monument historique
11 mai 2009
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Gabriel de La Myre - Seigneur et officier du Roi Acquiert la seigneurie en 1682.
Lucie Philippine de Cardevac de Gouy - Commanditaire du château Fait construire l’édifice actuel.
Gabrielle Marguerite de La Myre - Héritière du domaine Épouse Elzéar de Villeneuve-Bargemont en 1857.
Roi Albert Ier de Belgique - Souverain allié Visite le château en 1915.
Raymond Poincaré - Président de la République Présent lors des discussions de 1915.
Augustin de Villeneuve-Bargemont - Propriétaire post-Seconde Guerre Restaure le jardin à la française.

Origine et histoire

Le château de Davenescourt, situé dans le département de la Somme, est édifié à la fin du règne de Louis XVI par Lucie Philippine de Cardevac de Gouy, veuve du comte Gabriel Melchior de La Myre. Il remplace un ancien château détruit lors des invasions espagnoles de 1652. Le domaine, incluant une chapelle antérieure de 40 ans, reflète l’architecture néoclassique avec des façades Louis XVI et des décors intérieurs de stucs datés de 1805. Les communs, ajoutés au XIXe siècle, complètent l’ensemble.

La seigneurie de Davenescourt a traversé les siècles entre les mains de familles nobles : les Hangest, Noyelles, Vicassières, puis les Duprat de Barbançon, avant d’être acquise en 1682 par Gabriel de La Myre, officier du Roi. Le château, resté dans sa descendance, devient un lieu stratégique pendant la Première Guerre mondiale. En 1915, il accueille des personnalités comme le roi Albert Ier de Belgique, le président Poincaré et le général Joffre, et serait le berceau de l’idée de la Croix de guerre. Occupé et pillé par les Allemands en 1918, il est restauré après le conflit.

Le domaine comprend un parc dessiné par Édouard André, un jardin à la française remis en valeur après 1945, ainsi qu’un système hydraulique historique. Classé Monument historique en 1977 pour ses façades, sa chapelle et ses décors intérieurs, le château voit ses dépendances (ferme, glacière, colombier) et son parc protégés en 2009. Son salon Louis XVI, sa terrasse surplombant le village et son escalier en fer forgé illustrent son prestige architectural.

Pendant la Grande Guerre, le château sert d’hôpital militaire et d’état-major, abritant en 1916 le général Robillot et sa 1ère Division de cavalerie. Après les dégâts de 1918, sa restauration préserve son rôle de témoin des bouleversements du XXe siècle. Aujourd’hui, il incarne à la fois l’héritage seigneurial picard et les cicatrices des conflits modernes, tout en restant une propriété privée marquée par l’histoire de la famille de Villeneuve-Bargemont.

Liens externes