Chute du menhir debout 1949-1950 (≈ 1950)
Renversé et fissuré à la base.
29 septembre 1952
Classement monument historique
Classement monument historique 29 septembre 1952 (≈ 1952)
Protection des deux menhirs restants.
1955
Déplacement des menhirs
Déplacement des menhirs 1955 (≈ 1955)
Transférés en bordure de champ.
Fin du XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Cinq menhirs détruits sur sept.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhirs (deux) (cad. A 73) : classement par arrêté du 29 septembre 1952
Personnages clés
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Origine et histoire
Les deux menhirs de Caurel, situés dans les Côtes-d’Armor, sont les derniers vestiges d’un alignement mégalithique du Néolithique, aujourd’hui presque entièrement détruit. À l’origine, cet ensemble comptait au moins sept menhirs : cinq furent détruits à la fin du XIXe siècle, laissant un menhir debout et un autre couché à environ 5 mètres de distance. Le menhir encore debout, en schiste ardoisier, mesurait 4,10 m de long pour une épaisseur de 0,34 m, mais il fut renversé entre 1949 et 1950, se brisant à la base lors de sa chute. Le second menhir, long de 4 m, gisait déjà au sol.
En 1952, les deux menhirs restants furent classés au titre des monuments historiques. Bien qu’un projet de redressement ait été envisagé cette même année, il ne fut jamais réalisé. Trois ans plus tard, en 1955, le propriétaire des terres déplaça les menhirs, ainsi que d’autres blocs de pierre similaires, en bordure d’un champ. Depuis, ils s’enfoncent progressivement dans le talus, disparaissant peu à peu du paysage. Leur état actuel reflète à la fois les dégradations naturelles et les interventions humaines successives.
L’alignement de Bel-Air, dont ces menhirs font partie, illustre les pratiques funéraires et culturelles du Néolithique en Bretagne. Ces monuments, souvent associés à des rites ou à des marquages territoriaux, étaient caractéristiques des sociétés agro-pastorales de l’époque. Leur destruction progressive, dès le XIXe siècle, s’inscrit dans un contexte plus large de méconnaissance ou de négligence envers le patrimoine mégalithique, avant que des mesures de protection ne soient mises en place au XXe siècle. Aujourd’hui, ces vestiges offrent un témoignage fragmentaire mais précieux de cette période lointaine.