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Dolmen d'Aillevans en Haute-Saône

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Haute-Saône

Dolmen d'Aillevans

    D120
    70110 Aillevans

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
2800 av. J.-C.
2700 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique final à l'âge du bronze
Période de construction
1954
Première fouille archéologique
1960
Nouvelle campagne de fouilles
1973
Fouille du dolmen n°1
2 mars 1979
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Viellescazes - Archéologue Fouilla les dolmens en 1954.
J.-P. Milotte - Archéologue Participa aux fouilles de 1960.
A. Thévenin - Archéologue Collabora aux fouilles de 1960.
R. Antoine - Archéologue Membre de l'équipe de 1960.

Origine et histoire

Le dolmen d'Aillevans fait partie d’un ensemble de trois dolmens situés dans le Bois de Blusseret, sur la commune d’Aillevans en Haute-Saône. Ces monuments funéraires, édifiés sur une colline à 300 m d’altitude, datent du Néolithique final à l’âge du bronze. Leur homogénéité architecturale et leurs pratiques d’inhumation communes suggèrent une construction par une même population sédentarisée sur le site. Les dolmens furent fouillés à plusieurs reprises, notamment en 1954, 1960 et 1973, mais peu de mobilier ou de relevés détaillés subsistent.

Le dolmen n°1, classé monument historique en 1979, présente une architecture complexe avec un tumulus circulaire initial, un vestibule et une chambre funéraire rectangulaire en dalles calcaires. Cinq phases de construction et de réaménagement ont été identifiées, incluant des ajouts comme un empierrage trapézoïdal et des trous de poteau, suggérant une réutilisation comme sanctuaire. Des traces d’incinérations datées du Bronze final y ont également été découvertes.

Les fouilles ont révélé les restes d’au moins 23 individus inhumés lors des trois premières phases d’utilisation, accompagnés d’ossements d’animaux (sanglier, ovicapridés, bœuf) interprétables comme des offrandes alimentaires. Le mobilier funéraire, peu abondant, inclut des outils en silex, des céramiques et des objets métalliques en cuivre ou bronze. Les dolmens n°2 et n°3, de structure similaire, confirment une utilisation continue et collective, avec jusqu’à 50 inhumations estimées pour le dolmen n°2.

Le site, progressivement abandonné après l’âge du bronze, fut recouvert par la végétation et transformé en tas d’épierrement jusqu’au XXe siècle. Aujourd’hui, le dolmen n°1 est protégé par un chalet en forêt, tandis que les autres édifices, en mauvais état, témoignent de pratiques funéraires et rituelles anciennes dans la région.

Les études archéologiques soulignent l’importance de ce site pour comprendre les populations néolithiques et protohistoriques de Bourgogne-Franche-Comté. L’absence de publications détaillées sur les fouilles antérieures limite cependant la connaissance précise de son histoire et de son mobilier.

Liens externes