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Dolmen d'Égriselles-le-Bocage ou Menhir des Rivaux à Égriselles-le-Bocage dans l'Yonne

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Menhirs
Yonne

Dolmen d'Égriselles-le-Bocage ou Menhir des Rivaux

    23 Rue du Menhir
    89500 Egriselles-le-Bocage
Propriété de la commune
Crédit photo : Robin Chubret - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Érection du menhir
1892
Découverte archéologique
1er août 1894
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen : classement par arrêté du 1er août 1894

Personnages clés

Gustave Guérin - Découvreur et fouilleur Identifie le menhir en 1892 et mène les fouilles
Gabriel de Mortillet - Archéologue conseiller Guide Guérin dans les fouilles du site

Origine et histoire

Le menhir des Rivaux, surnommé la Grand'Borne, est un bloc de calcaire local de 3,10 m de hauteur, dressé au Néolithique sur une rupture de pente à Égriselles-le-Bocage (Yonne). Ses faces, orientées selon les points cardinaux, présentent des concavités majoritairement naturelles, bien que deux semblent régulières. Classé à tort sous le nom de dolmen en 1894, il reste un témoignage rare des pratiques mégalithiques bourguignonnes.

La découverte archéologique du site revient à Gustave Guérin, habitant local qui signale en 1892 à la Société des Sciences de l'Yonne le caractère probable de menhir de la pierre. Sous les conseils de l'archéologue Gabriel de Mortillet, Guérin mène des fouilles à sa base, mettant au jour une hache polie perforée et des tessons de poteries néolithiques. Ces artefacts confirment l'origine préhistorique du monument, bien que son usage exact reste incertain.

Le menhir est associé à des croyances populaires persistantes jusqu'au XIXe siècle. Selon la tradition, les animaux malades devaient tourner autour de la pierre pour guérir, ou inhaler la fumée des feux de la Saint-Jean avant ce rituel. Ces pratiques reflètent l'importance symbolique des mégalithes dans les sociétés agro-pastorales, où ils servaient de repères sacralisés. Le classement de 1894, bien qu'erroné dans sa dénomination, a permis sa préservation.

Constitué d'un calcaire à silex extrait localement, le menhir pèse plusieurs tonnes et s'enfonce d'environ 1 m dans le sol. Sa forme effilée (1,70 m de large à la base pour 0,72 m d'épaisseur) et son orientation cardinales suggèrent une volonté de marquer l'espace, peut-être liée à des cycles astronomiques ou à des limites territoriales. Les fouilles de 1892 n'ont pas révélé de structure funéraire, infirmant définitivement l'hypothèse d'un dolmen.

La pierre a été officiellement protégée par un arrêté du 1er août 1894, sous l'appellation inexacte de dolmen d'Égriselles-le-Bocage, erreur persistante dans les archives malgré les preuves archéologiques. Aujourd'hui propriété communale, le site reste accessible au public, bien que sa localisation exacte (23 Rue du Menhir) soit parfois mal référencée dans les bases de données géographiques.

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