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Dolmen de La Salle des Fées à Sainte-Pazanne en Loire-Atlantique

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Loire-Atlantique

Dolmen de La Salle des Fées à Sainte-Pazanne

    D61
    44680 Sainte-Pazanne
Propriété privée
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1875
Visite des archéologues
1889
Classement monument historique
fin XIXe siècle
Première description détaillée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit La Salle des Fées (cad. B 1196) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Pitre de Lisle du Dreneuc - Archéologue et historien A décrit le dolmen en 1882.
Joël Gauvrit - Préhistorien A étudié le site au XXIe siècle.
Bizeul - Antiquaire nantais A mentionné la *bête de Port Faissant* en 1846.

Origine et histoire

Le dolmen de La Salle des Fées, situé à Sainte-Pazanne en Loire-Atlantique, est un édifice mégalithique datant du Néolithique. Il est également connu sous le nom de dolmen de Port Faissant. Ce monument a été classé au titre des monuments historiques en 1889, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale et archéologique.

Décrit par Pitre de Lisle du Dreneuc à la fin du XIXe siècle, le dolmen se compose d’une grande table de couverture mesurant 2,75 m de long sur 2,30 m de large, reposant sur un orthostate. Une seconde table, de dimensions similaires, est renversée à proximité. Cinq autres blocs de pierre sont visibles autour de l’édifice, bien que sa structure soit aujourd’hui partiellement masquée par des broussailles. Initialement interprété comme une allée couverte, il est désormais considéré comme un dolmen de type angevin.

Au XIXe siècle, des observations ont évoqué des gravures sur les pierres du dolmen, dont une figure monstrueuse surnommée la bête de Port Faissant et une représentation humaine. Cependant, lors d’une visite d’archéologues en 1875, ces sculptures se sont révélées être des formes naturelles dues à l’érosion du grès. Ces interprétations erronées illustrent les défis posés par l’étude des monuments mégalithiques, souvent altérés par le temps.

Un second dolmen, aujourd’hui disparu, aurait existé sur l’autre berge du Tenu, en vis-à-vis de celui de La Salle des Fées. Ce site, bien que moins documenté, suggère une concentration de monuments mégalithiques dans cette zone durant le Néolithique. Les fouilles et études ultérieures, comme celles menées par Joël Gauvrit ou Michel Tessier, ont contribué à une meilleure compréhension du mégalithisme en Pays de Retz.

Le dolmen de La Salle des Fées s’inscrit dans un contexte régional marqué par une dense occupation néolithique, où les monuments mégalithiques servaient probablement de lieux de sépulture ou de rassemblement communautaire. Sa préservation, malgré les dégradations subies au fil des siècles, en fait un témoignage précieux des pratiques et croyances des sociétés préhistoriques de Loire-Atlantique.

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