Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de son édification.
1875
Visite des archéologues
Visite des archéologues 1875 (≈ 1875)
Vérification des prétendues sculptures.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du site par l'État.
fin XIXe siècle
Première description détaillée
Première description détaillée fin XIXe siècle (≈ 1995)
Étude par Pitre de Lisle du Dreneuc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit La Salle des Fées (cad. B 1196) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Pitre de Lisle du Dreneuc - Archéologue et historien
A décrit le dolmen en 1882.
Joël Gauvrit - Préhistorien
A étudié le site au XXIe siècle.
Bizeul - Antiquaire nantais
A mentionné la *bête de Port Faissant* en 1846.
Origine et histoire
Le dolmen de La Salle des Fées, situé à Sainte-Pazanne en Loire-Atlantique, est un édifice mégalithique datant du Néolithique. Il est également connu sous le nom de dolmen de Port Faissant. Ce monument a été classé au titre des monuments historiques en 1889, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale et archéologique.
Décrit par Pitre de Lisle du Dreneuc à la fin du XIXe siècle, le dolmen se compose d’une grande table de couverture mesurant 2,75 m de long sur 2,30 m de large, reposant sur un orthostate. Une seconde table, de dimensions similaires, est renversée à proximité. Cinq autres blocs de pierre sont visibles autour de l’édifice, bien que sa structure soit aujourd’hui partiellement masquée par des broussailles. Initialement interprété comme une allée couverte, il est désormais considéré comme un dolmen de type angevin.
Au XIXe siècle, des observations ont évoqué des gravures sur les pierres du dolmen, dont une figure monstrueuse surnommée la bête de Port Faissant et une représentation humaine. Cependant, lors d’une visite d’archéologues en 1875, ces sculptures se sont révélées être des formes naturelles dues à l’érosion du grès. Ces interprétations erronées illustrent les défis posés par l’étude des monuments mégalithiques, souvent altérés par le temps.
Un second dolmen, aujourd’hui disparu, aurait existé sur l’autre berge du Tenu, en vis-à-vis de celui de La Salle des Fées. Ce site, bien que moins documenté, suggère une concentration de monuments mégalithiques dans cette zone durant le Néolithique. Les fouilles et études ultérieures, comme celles menées par Joël Gauvrit ou Michel Tessier, ont contribué à une meilleure compréhension du mégalithisme en Pays de Retz.
Le dolmen de La Salle des Fées s’inscrit dans un contexte régional marqué par une dense occupation néolithique, où les monuments mégalithiques servaient probablement de lieux de sépulture ou de rassemblement communautaire. Sa préservation, malgré les dégradations subies au fil des siècles, en fait un témoignage précieux des pratiques et croyances des sociétés préhistoriques de Loire-Atlantique.
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