Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1837
Signalement du dolmen n°3
Signalement du dolmen n°3 1837 (≈ 1837)
Premier témoignage écrit par Arnault-Poirier.
29 août 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 29 août 1980 (≈ 1980)
Protection officielle du dolmen Briande II.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Briande II (cad. ZD 51) : inscription par arrêté du 29 août 1980
Personnages clés
Arnault-Poirier - Historien local
A signalé le dolmen n°3 en 1837.
Jules Richard - Archéologue
Fouilla le dolmen n°1 (1887-1889).
Origine et histoire
Le dolmen dit Briande II fait partie d’un ensemble de trois dolmens situés sur la commune d’Arçay, dans le département de la Vienne. Ce monument mégalithique, daté du Néolithique, se distingue par sa structure partiellement conservée : une table de couverture renversée, reposant sur deux orthostates au sud et à l’est, ainsi que sur le sol côté ouest. Deux autres orthostates debout et deux couchés restent visibles, suggérant une chambre originelle d’environ 4,50 m de long sur 3,20 m de large. Toutes les dalles, en grès, pourraient indiquer un dolmen de type angevin court, avec des blocs complémentaires au sud-est évoquant un vestige de portique.
Aucune fouille archéologique officielle n’a été menée sur ce dolmen, mais des fouilles clandestines ont été signalées. Contrairement au dolmen n°1 du même groupe, qui a livré des artefacts (ossements, poteries, silex) lors de fouilles menées par Jules Richard entre 1887 et 1889, Briande II n’a pas fait l’objet d’études approfondies. Son inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 29 août 1980 atteste cependant de son importance patrimoniale.
Le site s’inscrit dans un paysage mégalithique plus large, incluant un troisième dolmen aujourd’hui disparu, signalé dès 1837 par Arnault-Poirier, ainsi que des tombelles et un grand tumulus de Chassigny situé à 200 m à l’ouest. Ces éléments, bien que non fouillés, suggèrent une occupation funéraire et rituelle intense durant le Néolithique. Les fossés circulaires non datés repérés à proximité renforcent l’hypothèse d’une zone sacrée ou communautaire, typique des sociétés néolithiques de la région.
La région Poitou-Charentes (aujourd’hui Nouvelle-Aquitaine), où se trouve Arçay, est riche en vestiges mégalithiques. Les dolmens, comme Briande II, servaient de sépultures collectives et reflètent les croyances et l’organisation sociale des communautés agricoles sédentaires du Néolithique. Leur construction, souvent collective, marquait le territoire et renforçait les liens entre les groupes humains. L’utilisation du grès, matériau local, et la structure en allée couverte ou dolmen angevin illustrent des techniques architecturales adaptées aux ressources disponibles.
L’inscription du dolmen Briande II en 1980 s’inscrit dans une volonté de préservation du patrimoine mégalithique français, menacé par l’érosion, les remembrements agricoles et les fouilles non autorisées. Ce monument, bien que moins documenté que d’autres sites voisins, offre un témoignage précieux des pratiques funéraires et de l’ingénierie préhistorique. Son état actuel, bien que dégradé, permet encore d’étudier les méthodes de construction et l’organisation spatiale des sépultures collectives du Néolithique.
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