Construction du dolmen Néolithique moyen (vers 3500 av. J.-C.) (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification durant le Néolithique moyen
1887
Découverte et fouilles
Découverte et fouilles 1887 (≈ 1887)
Fouilles par un instituteur de Barrou
4 avril 1911
Classement monument historique
Classement monument historique 4 avril 1911 (≈ 1911)
Protection officielle par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Pierre Chaude : classement par arrêté du 4 avril 1911
Personnages clés
Instituteur de Barrou - Fouilleur du site
A découvert et étudié le dolmen en 1887
Louis Bousrez - Archéologue
A étudié les mégalithes de Touraine (1895)
Jean-Claude Marquet - Archéologue et chercheur
A analysé le dolmen dans plusieurs publications
Origine et histoire
Le dolmen de la Pierre Chaude est un mégalithe situé sur la commune de Paulmy, en Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire. Ce monument, érigé durant le Néolithique, se distingue par sa structure en grès et calcaire, avec une table de couverture inclinée de 2,70 m de long. Il a été découvert en 1887 et fouillé par un instituteur de Barrou, révélant des ossements humains et animaux, des artefacts (tessons de poterie, silex taillés) et des résidus charbonneux, suggérant des offrandes funéraires.
Le dolmen, également appelé « Le siège des fées », est classé monument historique depuis le 4 avril 1911. Il se trouve à flanc de coteau, près du Brignon, à 600 m du château du Châtellier et à 2,7 km du centre-bourg de Paulmy. Sa chambre sépulcrale circulaire, fermée et soutenue par 5 orthostates, abrite les restes de ses bâtisseurs, ainsi que des fossiles et objets associés à des rituels funéraires.
La structure, typique des dolmens à chambre polygonale, est composée de blocs de grès du Turonien supérieur et de calcaire. L’effondrement partiel de sa table de couverture vers l’intérieur a été constaté lors des fouilles. Ces dernières ont permis de dater le monument du Néolithique moyen (vers 3500 av. J.-C.), grâce aux artefacts et aux traces de crémation (charbon, cendres) retrouvés sur place.
Le site, étudié par des archéologues comme Louis Bousrez et Jean-Claude Marquet, illustre les pratiques funéraires et sociales des communautés néolithiques de Touraine. Les objets découverts, tels que des vases brisés et des outils en silex, témoignent d’un culte des ancêtres et de rituels complexes, propres à cette période de transition vers l’agriculture sédentaire.
La localisation du dolmen, à proximité d’un cours d’eau et d’un site castral médiéval (le Châtellier), suggère une occupation humaine continue dans cette vallée. Son classement précoce (1911) reflète son importance patrimoniale, tandis que les études ultérieures, comme celles du CNRS ou de l’Atlas Archéologique de Touraine, ont affiné la compréhension de son rôle dans le paysage mégalithique régional.
Aujourd’hui, le dolmen de la Pierre Chaude reste un témoignage majeur de l’architecture funéraire néolithique en Touraine, accessible depuis le lieu-dit Moulin du Châtelier. Son état de conservation, bien que partiel, permet d’étudier les techniques de construction et les croyances des sociétés préhistoriques de la région.
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