Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon

  • Port-Blanc
  • 56510 Saint-Pierre-Quiberon
Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon
Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon
Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon
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Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon
Dolmen du Port-Blanc à Saint-Pierre-Quiberon
Crédit photo : XIIIfromTOKYO - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique moyen
Construction initiale
1883
Fouilles archéologiques
1884
Restauration des dolmens
1889
Classement historique
2008
Nouveaux aménagements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen du Port-Blanc (cad. B 996) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Félix Gaillard Archéologue ayant fouillé et étudié les dolmens en 1883.

Origine et histoire du dolmen du Port-Blanc

Les dolmens du Port-Blanc, également appelés dolmens de Porz-Guen, sont deux monuments situés à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan) en bordure de falaise près de la Pointe du Percho, où des silex ont été recueillis lors de ramassages de surface. Félix Gaillard a fouillé le site en février 1883 ; les édifices ont été restaurés en 1884 et classés au titre des monuments historiques par la liste de 1889. Des travaux d'aménagement réalisés en 2008 ont permis un relevé plus complet et de nouvelles observations. Les deux dolmens, désignés A (à l'ouest) et B (au sud-ouest sur le plan de Gaillard), sont du type dolmen à couloir : ils sont orientés au sud-est, disposés en parallèle à 5 m l'un de l'autre et installés dans un cairn conservé sur 1 à 1,5 m de hauteur et ceinturé par un mur de parement externe. Les investigations de 2008 ont montré que ces deux structures n'ont pas été construites simultanément : le dolmen A, plus récent, a été ajouté à une construction plus ancienne, le dolmen B. La chambre du dolmen A est de forme sub-rectangulaire et délimitée par huit orthostates hauts de 1,20 à 1,30 m, mesurant 2,65 m sur 2,55 m ; le couloir, réduit aujourd'hui à cinq dalles, mesure 2 m de long sur 1,10 m de large. Le passage entre le couloir et la chambre est marqué par un portique constitué d'une dalle de 2 m sur 0,90 m, un aménagement rare en Armorique mais comparable à celui observé au dolmen de Keredo à Erdeven. Selon Gaillard, les deux dolmens étaient recouverts d'une voûte en encorbellement et le sol des chambres était dallé de pierres plates reposant sur un lit de petits galets. La chambre du dolmen B devait à l'origine être probablement circulaire, d'environ 4 m de diamètre, mais une partie en manque aujourd'hui en raison de l'érosion de la falaise ; son couloir, qui comptait huit orthostates sur le plan de Gaillard, n'en conserve plus que quatre et mesure 3,25 m de long sur 1 m de large, son axe étant orienté vers le centre de la chambre au sud-est. À 5,20 m des parois du dolmen A, Gaillard a mis au jour, lors d'une tranchée exploratoire, une plate-forme grossière de 0,95 m sur 0,95 m et 0,40 m d'épaisseur constituée d'un lit de pierres adossé à un bloc couché de 1,70 m sur 0,60 m. En 2008, un petit coffre d'environ 1 m de côté, non signalé par Gaillard, a été découvert entre les entrées des deux dolmens ; il pourrait correspondre à un aménagement postérieur pratiqué dans le cairn au Campaniforme. Le recouvrement du monument par plus d'un mètre de sable coquillier a favorisé la conservation exceptionnelle des ossements. D'après le compte rendu de Gaillard, les deux dolmens renfermaient au minimum les dépouilles de 37 individus, tandis que Gaillard estimait que le seul dolmen A aurait pu contenir entre quarante et cinquante individus. Le dolmen A présentait deux couches d'ossements séparées par un lit de pierres plates ; la plupart des ossements étaient disarticulés, disposés le long des parois — une douzaine de crânes — ou dans la couche supérieure — une dizaine de crânes — parmi lesquels figurait un crâne trépané. Le mobilier découvert dans le dolmen A comprenait un poinçon en bronze, deux haches en diorite, un grain de collier en talc, une épingle en os et quatre vases, dont un vase apode caliciforme attribué au Campaniforme, diversité qui suggère une réutilisation de la tombe lors d'une intrusion campaniforme. Le dolmen B contenait cinq squelettes entiers, l'un en position allongée et les autres en position accroupie le long des parois, accompagnés d'un galet perforé, de tessons de vase et de traces d'incinération sous forme de charbons et de cendres. Sur la plate-forme extérieure ont été découverts dix crânes et une accumulation d'ossements accompagnés d'un fragment de hache, d'un vase décoré et de fragments de deux autres vases ; Gaillard avait interprété cet ensemble comme une vidange du dolmen A, mais il pourrait s'agir d'une aire d'activités liée à la phase de construction mégalithique. Le crâne trépané trouvé dans le niveau inférieur du dolmen A a été daté par radiocarbone entre 3930 av. J.-C. et 3660 av. J.-C., ce qui confirme une possible construction au Néolithique moyen et une réutilisation au Néolithique récent.

Liens externes