Construction du tumulus Âge du Bronze (≈ 1500 av. J.-C.)
Période d'édification estimée.
1854
Fouilles clandestines
Fouilles clandestines 1854 (≈ 1854)
Décès de deux fouilleurs ensevelis.
1865
Fouilles par l'abbé Le Foil
Fouilles par l'abbé Le Foil 1865 (≈ 1865)
Découverte d'objets en or et bronze.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du tumulus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen sous tumulus Danouédou (cad. E 49 ; 1999 YI 20) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Abbé Le Foil - Recteur de Plésidy
Dirigea les fouilles en 1865.
Évêque de Saint-Brieuc - Amateur d'antiquités
Destinataire des artefacts découverts.
V. Micault - Auteur d'un rapport
Décrit le caveau et ses objets.
Origine et histoire
Le tumulus de Tanouédou, situé à Bourbriac dans les Côtes-d'Armor, est un monument funéraire datant de l'âge du Bronze. Il fut exploré pour la première fois en 1854 de manière clandestine par une fermière et son fils, qui périrent ensevelis dans une galerie qu'ils avaient creusée. Ces fouilles non autorisées révélèrent partiellement les richesses archéologiques du site, mais sans documentation précise.
En 1865, l'abbé Le Foil, recteur de Plésidy, entreprit des fouilles plus méthodiques et transmit les objets découverts à l'évêque de Saint-Brieuc, passionné d'antiquités. Selon les rapports de V. Micault, le tumulus abritait un caveau en bois contenant des artefacts remarquables : une hache, quatre poignards ornés de clous d'or, deux clavettes et une torsade en or. Ces éléments attestent de l'importance rituelle et sociale du site à l'âge du Bronze.
Le tumulus fut classé au titre des monuments historiques en 1889, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Des études ultérieures, comme celles menées par Jacques Briard et ses collaborateurs dans les années 1960 et 1970, ont permis d'affiner la compréhension de sa structure et de son contexte archéologique. Le site, mesurant environ 6 mètres de hauteur, reste un témoignage majeur des pratiques funéraires de cette époque en Bretagne.