Période de construction 4500 - 2000 av. J.-C. (≈ 3250 av. J.-C.)
Édification des dolmens au Néolithique.
1878
Première mention écrite
Première mention écrite 1878 (≈ 1878)
Philippe Salmon cite les dolmens.
1907
Fouille sommaire
Fouille sommaire 1907 (≈ 1907)
Exploration d'un des dolmens.
22 mai 1922
Classement MH
Classement MH 22 mai 1922 (≈ 1922)
Protection des deux dolmens.
1991
Redécouverte des dolmens
Redécouverte des dolmens 1991 (≈ 1991)
Retrouvés par des historiens locaux.
1992
Découverte du 3e dolmen
Découverte du 3e dolmen 1992 (≈ 1992)
Dolmen du Bois de Bray identifié.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grand et petit dolmens de Trainel : classement par arrêté du 22 mai 1922
Personnages clés
Philippe Salmon - Archéologue
Auteur de la première mention en 1878.
Joseph Perrin - Chercheur
Auteur de la description détaillée en 1915.
Pierre Buvot et Pascal Duhamel - Archéologues
Étude sur les sépultures bourguignonnes.
Origine et histoire
Les dolmens de Trainel sont deux monuments mégalithiques situés dans la forêt domaniale de Vauluisant, à Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes (Yonne). Ces sépultures collectives, édifiées au Néolithique, ont été découvertes et étudiées progressivement depuis le XIXe siècle. Ils illustrent les pratiques funéraires de cette époque, avec des chambres délimitées par des dalles de grès et des tables de couverture massives.
La première mention écrite des dolmens remonte à 1878, lorsque Philippe Salmon évoque dans son Dictionnaire archéologique de l'Yonne la présence d'un dolmen sous lequel de nombreux corps furent retrouvés. En 1907, une fouille sommaire est menée sur l'un des deux dolmens, suivie d'une description détaillée par Joseph Perrin en 1915. Malgré ces premières explorations, les monuments tombent dans l'oubli et sont même crus détruits avant d'être redécouverts en 1991 par des historiens locaux.
Classés monuments historiques par arrêté du 22 mai 1922, les dolmens de Trainel ont subi une fouille clandestine en 1927 par des écoliers et leur professeur. Les deux dolmens, distants d'une dizaine de mètres, sont construits sur une pente légère dominant un ru temporaire. Le « grand dolmen » et le « petit dolmen » présentent des structures distinctes, avec des tables de couverture en grès et des chambres funéraires partiellement excavées. Des ossements humains y ont été recueillis, confirmant leur usage sépulcral.
Un troisième dolmen, dit « dolmen du Bois de Bray », a été identifié en 1992 à environ 1 500 mètres au sud-ouest des dolmens de Trainel. Ce site, bien que moins documenté, suggère une concentration de monuments mégalithiques dans cette zone forestière. Les dolmens de Trainel restent des témoignages précieux des communautés néolithiques de Bourgogne, marquées par des rites funéraires collectifs et une maîtrise remarquable de la taille de la pierre.
Les études menées, notamment par Pierre Buvot et Pascal Duhamel, soulignent l'importance des sépultures collectives en Bourgogne entre 4500 et 2000 av. J.-C. Ces monuments, intégrés dans un paysage façonné par l'homme, reflètent une organisation sociale complexe et une spiritualité ancrée dans le territoire. Leur préservation permet aujourd'hui d'étudier les modes de vie et les croyances des populations préhistoriques de la région.
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