Inscription aux Monuments Historiques 4 novembre 1991 (≈ 1991)
Sept éléments du domaine protégés.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la ferme de la basse-cour ; pavillon du garde ; colonne de la Concorde civile ; fontaine ; autel antique ; pont rouge ; temple de l'Amitié (cad. D 17, 170, 202, 203) : inscription par arrêté du 4 novembre 1991
Personnages clés
Charles de Viart - Commanditaire des transformations
Responsable des aménagements 1786-1802.
Charles Lecoeur - Architecte (1873-1874)
Démolition communs, adjonctions stylistiques.
Origine et histoire du Château de Brunehaut
Le domaine de Brunehaut, situé à Morigny-Champigny (Essonne), trouve ses origines dans une tour mentionnée dès 1046. Une « maison » avec dépendances est attestée au XVIe siècle, puis un « pavillon neuf » et un « nouveau jardin » en 1688. Entre 1786 et 1802, Charles de Viart entreprend d'importants travaux : reconstruction des communs, de la ferme, création d’un parc orné de fabriques (temple de l’Amitié, colonne de la Concorde civile datée de 1800), et d’un moulin. Ces aménagements reflètent l’influence des jardins pittoresques de la fin du XVIIIe siècle.
Entre 1859 et 1868, de nouvelles constructions viennent compléter le domaine : maison du gardien, lavoir, réservoir, orangerie, serres et potager. En 1873-1874, l’architecte Charles Lecoeur démolit les communs et ajoute des éléments, tandis qu’en 1931, deux tourelles et une travée sont ajoutées à l’est. Le château actuel, datant de la fin du XIXe siècle, contraste avec les vestiges plus anciens. Depuis 1991, sept éléments du domaine (ferme, pavillon du garde, colonne, etc.) sont inscrits aux Monuments Historiques.
Propriété du conseil départemental de l’Essonne, le site abrite aujourd’hui un institut médico-pédagogique. Les matériaux visibles (ardoise pour le logis, tuiles plates pour la ferme) et les styles architecturaux superposés témoignent des transformations successives. La colonne de la Concorde civile, symbole des idéaux post-révolutionnaires, et le temple de l’Amitié illustrent l’esprit des Lumières et du début du XIXe siècle, mêlant utilité agricole et esthétique paysagère.