Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Domaine de Brunehaut (vestiges de l'ancien) à Morigny-Champigny dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Domaine de Brunehaut (vestiges de l'ancien)

  • N20
  • 91150 Morigny-Champigny
Château de Brunehaut
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Domaine de Brunehaut vestiges de lancien
Crédit photo : Lionel Allorge - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée ; propriété du département
5202 C Cht Brunehaut 91150 Morigny-Champigny

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1700
1800
1900
2000
1046
Première mention de la tour
1786-1802
Transformations majeures par Charles de Viart
1859-1868
Ajouts utilitaires et décoratifs
4 novembre 1991
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la ferme de la basse-cour ; pavillon du garde ; colonne de la Concorde civile ; fontaine ; autel antique ; pont rouge ; temple de l'Amitié (cad. D 17, 170, 202, 203) : inscription par arrêté du 4 novembre 1991

Personnages clés

Charles de Viart - Commanditaire des transformations Responsable des aménagements 1786-1802.
Charles Lecoeur - Architecte (1873-1874) Démolition communs, adjonctions stylistiques.

Origine et histoire du Château de Brunehaut

Le domaine de Brunehaut, situé à Morigny-Champigny (Essonne), trouve ses origines dans une tour mentionnée dès 1046. Une « maison » avec dépendances est attestée au XVIe siècle, puis un « pavillon neuf » et un « nouveau jardin » en 1688. Entre 1786 et 1802, Charles de Viart entreprend d'importants travaux : reconstruction des communs, de la ferme, création d’un parc orné de fabriques (temple de l’Amitié, colonne de la Concorde civile datée de 1800), et d’un moulin. Ces aménagements reflètent l’influence des jardins pittoresques de la fin du XVIIIe siècle.

Entre 1859 et 1868, de nouvelles constructions viennent compléter le domaine : maison du gardien, lavoir, réservoir, orangerie, serres et potager. En 1873-1874, l’architecte Charles Lecoeur démolit les communs et ajoute des éléments, tandis qu’en 1931, deux tourelles et une travée sont ajoutées à l’est. Le château actuel, datant de la fin du XIXe siècle, contraste avec les vestiges plus anciens. Depuis 1991, sept éléments du domaine (ferme, pavillon du garde, colonne, etc.) sont inscrits aux Monuments Historiques.

Propriété du conseil départemental de l’Essonne, le site abrite aujourd’hui un institut médico-pédagogique. Les matériaux visibles (ardoise pour le logis, tuiles plates pour la ferme) et les styles architecturaux superposés témoignent des transformations successives. La colonne de la Concorde civile, symbole des idéaux post-révolutionnaires, et le temple de l’Amitié illustrent l’esprit des Lumières et du début du XIXe siècle, mêlant utilité agricole et esthétique paysagère.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours