Frise chronologique
Fin XIIe siècle
Construction de la maison forte
Construction de la maison forte
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Érigée par le comte dans une châtellenie.
XIIIe siècle
Passage à la famille d'Albon
Passage à la famille d'Albon
XIIIe siècle (≈ 1350)
Famille influente à Lyon et dans l'Église.
1769
Modernisation par Jean-Antoine Morand
Modernisation par Jean-Antoine Morand
1769 (≈ 1769)
Rénovation façade sud et jardins commandés.
1793
Déclaration comme Bien National
Déclaration comme Bien National
1793 (≈ 1793)
Confisqué pendant la Révolution française.
1890
Rachat par Germain Falcot
Rachat par Germain Falcot
1890 (≈ 1890)
Sauvetage et rénovation du domaine.
2007
Inscription totale aux Monuments Historiques
Inscription totale aux Monuments Historiques
2007 (≈ 2007)
Protection officielle du domaine entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La totalité du domaine : le château, les communs, l'orangerie, le mur de clôture, les vestiges du jardin régulier, le parc agricole et paysager (cad. Curis-au-Mont-d'Or AI 21 à 31, 39 à 45, 47 à 49, 59 à 66, 70, 275, 277, 279, 282 à 284, lieudit La Forêt et 139, rue Tachon ; Poleymieux-au-Mont-d'Or AH 64, lieudit La Barre) : inscription par arrêté du 20 novembre 2007
Personnages clés
| Jean-Antoine Morand - Architecte lyonnais |
Modernise façade et jardins en 1769. |
| Camille de Neufville de Villeroy - Archevêque de Lyon et seigneur |
Propriétaire au XVIIe, vend le domaine. |
| Germain Falcot - Industriel lyonnais |
Sauve le domaine en 1890. |
| Rose-Achallée de Francesqui - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Commande rénovations à Morand. |
| Gabriel Luizet - Paysagiste |
Redessine le parc fin XIXe. |
Origine et histoire
Le domaine de Curis-au-Mont-d'Or, aussi appelé domaine de la Trolanderie, est un monument historique dont les origines remontent au XIIe siècle avec une maison forte érigée par le comte au cœur d’une châtellenie. Ce site, situé sur les communes de Curis-au-Mont-d'Or et Poleymieux-au-Mont-d'Or, était un lieu de réception des hommages féodaux. Au XIIIe siècle, il passe aux mains de la famille d'Albon, influente dans la région lyonnaise, avant de changer plusieurs fois de propriétaires, dont les Neufville de Villeroy au XVIIe siècle.
Au XVIIIe siècle, le domaine est modernisé par l’architecte Jean-Antoine Morand, qui redessine la façade sud et aménage les jardins pour Rose-Achallée de Francesqui. Ce parc, doté d’un grand bassin et d’un réseau hydraulique complexe, reflète l’influence des jardins à la française. Le château, richement décoré, abrite des œuvres d’art, dont des peintures de Lallemand et des statues de marbre, témoignant du raffinement de ses occupants.
Le XIXe siècle marque un déclin progressif du domaine, accentué par la crise du phylloxéra qui détruit les vignes, principale source de revenus. Après plusieurs changements de propriétaires et une période d’abandon, le château est sauvé en 1890 par Germain Falcot, un industriel lyonnais, qui entreprend d’importants travaux de rénovation et fait remodeler le parc par le paysagiste Gabriel Luizet. Le domaine devient ensuite un lieu éducatif avant de tomber à nouveau en ruine.
Au XXe siècle, le domaine est partiellement protégé en 1988, puis entièrement inscrit aux monuments historiques en 2007. Après une restauration majeure par la Sogimm en 2005, le parc est confié au Syndicat Mixte des Monts d'Or, puis à la Métropole de Lyon en 2017. Aujourd’hui, le site allie patrimoine architectural, avec ses trois tours médiévales et sa chapelle, et un parc boisé classé, abritant une faune et une flore diversifiées.
L’histoire du domaine est marquée par des figures comme Camille de Neufville de Villeroy, archevêque de Lyon, ou Jean-Antoine Morand, architecte emblématique de la région. Les transformations successives du château et de ses jardins reflètent les évolutions architecturales et sociales, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.