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Domaine de Curis-au-Mont-d'Or dit domaine de la Trolanderie à Curis-au-Mont-d'Or dans le Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Domaine de Curis-au-Mont-d'Or dit domaine de la Trolanderie

    1237-1293 Route des Monts-d'Or 
    69250 Poleymieux-au-Mont-d'Or
Propriété privée ; propriété d'une société privée ; propriété de la commune
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Château de la Trolanderie
Crédit photo : DEO 77 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
Fin XIIe siècle
Construction de la maison forte
XIIIe siècle
Passage à la famille d'Albon
1769
Modernisation par Jean-Antoine Morand
1793
Déclaration comme Bien National
1890
Rachat par Germain Falcot
2007
Inscription totale aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La totalité du domaine : le château, les communs, l'orangerie, le mur de clôture, les vestiges du jardin régulier, le parc agricole et paysager (cad. Curis-au-Mont-d'Or AI 21 à 31, 39 à 45, 47 à 49, 59 à 66, 70, 275, 277, 279, 282 à 284, lieudit La Forêt et 139, rue Tachon ; Poleymieux-au-Mont-d'Or AH 64, lieudit La Barre) : inscription par arrêté du 20 novembre 2007

Personnages clés

Jean-Antoine Morand - Architecte lyonnais Modernise façade et jardins en 1769.
Camille de Neufville de Villeroy - Archevêque de Lyon et seigneur Propriétaire au XVIIe, vend le domaine.
Germain Falcot - Industriel lyonnais Sauve le domaine en 1890.
Rose-Achallée de Francesqui - Propriétaire au XVIIIe siècle Commande rénovations à Morand.
Gabriel Luizet - Paysagiste Redessine le parc fin XIXe.

Origine et histoire

Le domaine de Curis-au-Mont-d'Or, aussi appelé domaine de la Trolanderie, est un monument historique dont les origines remontent au XIIe siècle avec une maison forte érigée par le comte au cœur d’une châtellenie. Ce site, situé sur les communes de Curis-au-Mont-d'Or et Poleymieux-au-Mont-d'Or, était un lieu de réception des hommages féodaux. Au XIIIe siècle, il passe aux mains de la famille d'Albon, influente dans la région lyonnaise, avant de changer plusieurs fois de propriétaires, dont les Neufville de Villeroy au XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, le domaine est modernisé par l’architecte Jean-Antoine Morand, qui redessine la façade sud et aménage les jardins pour Rose-Achallée de Francesqui. Ce parc, doté d’un grand bassin et d’un réseau hydraulique complexe, reflète l’influence des jardins à la française. Le château, richement décoré, abrite des œuvres d’art, dont des peintures de Lallemand et des statues de marbre, témoignant du raffinement de ses occupants.

Le XIXe siècle marque un déclin progressif du domaine, accentué par la crise du phylloxéra qui détruit les vignes, principale source de revenus. Après plusieurs changements de propriétaires et une période d’abandon, le château est sauvé en 1890 par Germain Falcot, un industriel lyonnais, qui entreprend d’importants travaux de rénovation et fait remodeler le parc par le paysagiste Gabriel Luizet. Le domaine devient ensuite un lieu éducatif avant de tomber à nouveau en ruine.

Au XXe siècle, le domaine est partiellement protégé en 1988, puis entièrement inscrit aux monuments historiques en 2007. Après une restauration majeure par la Sogimm en 2005, le parc est confié au Syndicat Mixte des Monts d'Or, puis à la Métropole de Lyon en 2017. Aujourd’hui, le site allie patrimoine architectural, avec ses trois tours médiévales et sa chapelle, et un parc boisé classé, abritant une faune et une flore diversifiées.

L’histoire du domaine est marquée par des figures comme Camille de Neufville de Villeroy, archevêque de Lyon, ou Jean-Antoine Morand, architecte emblématique de la région. Les transformations successives du château et de ses jardins reflètent les évolutions architecturales et sociales, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.

Liens externes