Frise chronologique
1805
Achat du terrain par Lemot
Achat du terrain par Lemot
1805 (≈ 1805)
Début des aménagements du parc.
1806-1827
Création du parc et constructions
Création du parc et constructions
1806-1827 (≈ 1817)
Villa, fabriques et plantations réalisées.
1827
Mort de François-Frédéric Lemot
Mort de François-Frédéric Lemot
1827 (≈ 1827)
Inhumé au temple de l’Amitié.
1968
Achat par le conseil général
Achat par le conseil général
1968 (≈ 1968)
Début des protections monument historiques.
1988-2000
Classements successifs
Classements successifs
1988-2000 (≈ 1994)
Villa, fabriques et parc protégés.
1992-2002
Restaurations du parc
Restaurations du parc
1992-2002 (≈ 1997)
Plan de gestion écologique et paysager.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison d'habitation (à l'exception des parties classées) et le temple de l'Amour (cad. Gétigné AB 179, 195) : inscription par arrêté du 9 octobre 1969 - La colonne Henri IV et le parc Henri IV, tel qu'il est délimité sur le plan annexé à l'arrêté (cad. Clisson AL 1, 2) : inscription par arrêté du 1er avril 1986 - Les façades et toitures du temple de l'Amitié (cad. Clisson AL 12) : classement par arrêté du 14 mars 1988 - Les façades et les toitures de la maison de maître, y compris la colonnade en hémicycle ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments constituant la maison du jardinier, y compris le mur de clôture ; le parc dans son ensemble y compris les fabriques (cad. Gétigné AB 177, 178, 179, 195, 222, 238) : classement par arrêté du 14 mars 1988 - L'obélisque de Lemot dans la propriété dite La Pyramide (cad. Cugand AB 202) : classement par arrêté du 14 mars 1988 - La maison dite du Portier (cad. Gétigné AB 181, 223, 224, 305) : classement par arrêté du 3 février 2000
Personnages clés
| François-Frédéric Lemot - Sculpteur et créateur du domaine |
Auteur du projet paysager inspiré d’Italie. |
| Mathurin Crucy - Architecte nantais |
Conçoit villa et fabriques avec Lemot. |
| Barthélémy Lemot - Fils de François-Frédéric, maire de Clisson |
Achève la villa et ajoute des éléments. |
| Joseph Gautret - Régisseur du domaine |
Supervise plantations et travaux (1806-1827). |
| Pierre-Louis van Cleemputte - Architecte parisien |
Reprend la villa après Crucy en 1824. |
Origine et histoire
Le domaine de la Garenne Lemot est un parc paysager créé au début du XIXe siècle par le sculpteur François-Frédéric Lemot sur les communes de Gétigné, Clisson (Loire-Atlantique) et Cugand (Vendée). Inspiré par les paysages italiens, Lemot y conçoit une villa néo-palladienne, des jardins pittoresques et des fabriques évoquant l’Antiquité, comme le temple de Vesta ou la colonne Henri IV. Le site, ancien bois de chasse des seigneurs de Clisson, est transformé après les destructions de la Révolution française, dans un contexte de reconstruction de la vallée de la Sèvre.
Lemot acquiert le terrain en 1805 et en fait un hommage à l’Italie, avec des allées convergentes vers la villa, des plantations denses (peupliers, pins, rosiers) et des bâtiments italianisants comme la maison du jardinier (1811-1815). Il collabore avec l’architecte Mathurin Crucy pour les plans, tandis que son régisseur, Joseph Gautret, supervise les travaux. Le parc intègre aussi des éléments extérieurs, comme l’obélisque sur la rive opposée de la Sèvre, pour créer des perspectives.
Après la mort de Lemot en 1827, son fils Barthélémy achève la villa et ajoute des éléments comme le belvédère ou la galerie des Illustres, célébrant les amis artistes de son père. Le domaine, vendu au conseil général de Loire-Atlantique en 1968, est classé monument historique par étapes à partir de 1969. Aujourd’hui, il allie promenades, expositions d’art contemporain et colloques, tout en préservant son héritage paysager et architectural.
Le parc abrite des fabriques symboliques, comme le temple de l’Amitié (chapelle funéraire transformée), la grotte d’Héloïse (référence médiévale), ou le rocher Rousseau (inspiration romantique). Lemot y recrée une « peinture de paysage historique » à échelle réelle, s’inspirant des traités de jardinage du XVIIIe siècle et des parcs comme Ermenonville. Les espèces végétales, choisies pour évoquer l’Italie (pins, vignes, acacias), côtoient des essences locales.
Classé pour ses façades, toitures et fabriques, le domaine est aussi un site écologique remarquable, inclus dans une ZNIEFF pour sa biodiversité (orchidées, couleuvres, poissons protégés). Depuis les années 1990, des restaurations visent à retrouver les ambiances pittoresques originelles, tout en accueillant des résidences d’artistes et des événements culturels, comme les « Entretiens de la Garenne Lemot » ou des expositions en partenariat avec le FRAC Pays de la Loire.