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Domaine de la Grènerie à Salon-la-Tour en Corrèze

Corrèze

Domaine de la Grènerie

    1177 La Grenerie
    19510 Salon-la-Tour
Domaine de la Grènerie
Domaine de la Grènerie
Domaine de la Grènerie
Domaine de la Grènerie
Domaine de la Grènerie

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1450
Construction initiale
1518
Achat par les Beaupoil
1774
Passage aux Ardant
1870
Restauration néo-gothique
14 septembre 1992
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelles AB 30, 34 à 38 correspondant au parc et au jardin ; partie de la parcelle AB 39 correspondant au parc (partie constituée au Nord par la limite de l'étang, à l'Est par le mur du parc du château et par l'allée -constituant une partie de la limite Est de la parcelle 39-, au Sud par une partie de la limite Sud de la parcelle 39 et à l'Ouest par une ligne fictive partant du bord de l'étang et située à 50 mètres du mur du parc (parcelle 37) et se prolongeant parallèlement à cette parcelle jusqu'à la route de la Grénerie) ; tous les éléments construits de ces parcelles ; château et dépendances (AB 36 et 30) ; bassin sur la route (AC 30) (cad. AB 30, 34 à 38, 39p ; AC 30) : inscription par arrêté du 14 septembre 1992

Personnages clés

Famille de Lesbolières - Constructeurs initiaux Originaires de Masseret, bâtisseurs vers 1450.
Beaupoil de Saint-Aulaire - Propriétaires bretons Acheteurs en 1518, agrandissent le château.
Famille Ardant - Négociants limougeauds Propriétaires à partir de 1774.
Baron Rolland de Blomac - Restaurateur du XIXe Responsable des travaux en 1870.

Origine et histoire

Le château de la Grènerie, édifié vers 1450 par la famille de Lesbolières originaire de Masseret, est un exemple typique d’architecture militaire médiévale. Son plan initial, rectangulaire et flanqué de quatre tours d’angle, reflète les techniques défensives du XVe siècle. Les petites baies nord, distinctes des ouvertures élargies des autres façades, ainsi que l’alternance de grès rouge et de pierre blanche, témoignent de cette période. Le domaine conserve encore aujourd’hui des éléments structurels d’origine, malgré les transformations ultérieures.

Acquis en 1518 par la famille bretonne des Beaupoil de Saint-Aulaire, le château fut agrandi et achevé sous leur égide. Après plusieurs changements de propriétaires, il passa en 1774 aux Ardant, une famille de négociants limougeauds. En 1870, le baron Rolland de Blomac entreprit une restauration majeure, redonnant au bâtiment son allure médiévale tout en y ajoutant des éléments néo-gothiques, comme la façade nord de la chapelle. Les dépendances (orangerie, écuries, fermes) et les jardins classiques, ponctués de bassins et de fabriques, complètent cet ensemble.

Classé partiellement aux monuments historiques en 1992, le domaine inclut le parc, les jardins, et certains éléments construits des parcelles environnantes. Bien que le château reste une résidence privée non ouverte au public, son architecture hybride — mêlant Moyen Âge et XIXe siècle — ainsi que ses décors en moellons et pierres apparentes en font un patrimoine remarquable. Les traces des différentes époques, des baies médiévales aux ajouts néo-gothiques, illustrent son évolution à travers les siècles.

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